DBB
Un article de Wikip√?¬©dia, l'encyclop√?¬©die libre.
Aller √?¬† : Navigation, rechercher
Albert Zafy
Fonctions
5e pr√?¬©sident de la R√?¬©publique de Madagascar
27 mars 1993 √ʬ?¬? 5 septembre 1996
(&&&&&&&&&&&012583 ans, 5 mois et 8 jours
√?¬?lection 10 f√?¬©vrier 1993
Premier ministre Francisque Ravony
Emmanuel Rakotovahiny
Pr√?¬©d√?¬©cesseur Didier Ratsiraka
Successeur Norbert Ratsirahonana (int√?¬©rim)
Didier Ratsiraka
Ministre de la Sant√?¬© et des Affaires sociales
1972 √ʬ?¬? 1975
Pr√?¬©sident Gabriel Ramanantsoa
Biographie
Date de naissance 12 d√?¬©cembre 1927 (1927-12-12) (85 ans)
Lieu de naissance Ambilobe (Madagascar)
Nationalit√?¬© malgache
Parti politique Forces vives Rasalama
(1991-1993)
Comit√?¬© pour la r√?¬©conciliation nationale - C.N.R.
(depuis 2002)
Dipl√?¬īm√?¬© de Universit√?¬© de Montpellier
Profession Professeur en m√?¬©decine, sp√?¬©cialis√?¬© en chirurgie thoracique
R√?¬©sidence Palais d'√?¬?tat d'Ambohitsorohitra et de Iavoloha

Albert Zafy
Pr√?¬©sidents de la R√?¬©publique de Madagascar


Albert Zafy, n√?¬© le 12 d√?¬©cembre 1927 √?¬† Ambilobe (Province de Diego-Suarez), est un m√?¬©decin et homme d'√?¬?tat malgache. Principal leader de l'opposition √?¬† la fin de la IIe R√?¬©publique, il est pr√?¬©sident de la R√?¬©publique de 1993 √?¬† 1996.

Surnomm√?¬© "l'homme au chapeau de paille", cet ardent partisan de la r√?¬©conciliation nationale participe actuellement aux travaux des Mouvances politiques malgaches reconnues par la communaut√?¬© internationale pour trouver une sortie de crise neutre et consensuelle au putsch effectu√?¬© par Andry Rajoelina en mars 2009.

Biographie | modifier le code

N√?¬© √?¬† Ambilobe, dans la Province de Diego-Suarez, il a effectu√?¬© ses √?¬©tudes √?¬† l'Universit√?¬© de Montpellier puis √?¬† Paris. Il est professeur en m√?¬©decine (chirugien), ainsi que licenci√?¬© en math√?¬©matiques et en physique.

Durant la Transition militaire (1972-1975) qui a fait suite √?¬† la Premi√?¬®re R√?¬©publique apr√?¬®s la d√?¬©mission de Philibert Tsiranana de la pr√?¬©sidence, Albert Zafy est ministre de la Sant√?¬© et des Affaires sociales dans le gouvernement du g√?¬©n√?¬©ral Gabriel Ramanantsoa. Oppos√?¬© aux vues socialistes de Didier Ratsiraka, il retourne √?¬† une carri√?¬®re universitaire en 1975 √?¬† l'Universit√?¬© de Madagascar.

Du leader des forces vives au pr√?¬©sident de la Haute Autorit√?¬© de l'√?¬?tat | modifier le code

En 1989, avec le d√?¬©but de lib√?¬©ralisation de la R√?¬©publique d√?¬©mocratique de Madagascar, qui sous l'impulsion de Didier Ratsiraka, autorise d√?¬©sormais le multipartisme et reprend le chemin de la d√?¬©mocratie lib√?¬©rale, Albert Zafy revient √?¬† la politique en cr√?¬©ant le parti UNDD.

Avec d'autres partis politiques, ils r√?¬©clament un changement plus rapide du r√?¬©gime politique en place et forment une vaste coalition d'opposition, les Forces vives Rasalama. Contrairement au Pr√?¬©sident Ratsiraka qui pr√?¬īne une simple r√?¬©vision constitutionnelle de la R√?¬©publique d√?¬©mocratique de Madagascar, les Forces vives sont partisanes de faire table rase du r√?¬©gime socialiste et d'√?¬©laborer une nouvelle Constitution.

Finalement, les tensions explosent en mai 1991, alors que les d√?¬©bats sur la r√?¬©vision de la Constitution de 1975 commencent dans l'h√?¬©micycle de l'Assembl√?¬©e nationale populaire. Les Forces vives organisent des manifestations √?¬©normes, regroupant plusieurs centaines de milliers de Malgaches sur la Place du 13-Mai √?¬† Tananarive, qui doit son nom aux manifestations √?¬©tudiantes qui avait abouti √?¬† la premi√?¬®re Transition en 1972. Le mot d'ordre est de "faire tomber les murs de J√?¬©richo".

Finalement, √?¬† part les √?¬©v√?¬®nements li√?¬©e √?¬† la marche sur Iavoloha en ao√?¬Ľt 1991, les forces politiques malgaches arrivent √?¬† un accord (dite Convention de l'H√?¬ītel Panorama, sign√?¬©e le 31 octobre 1991) qui met en place un r√?¬©gime transitoire consensuel, avec pour objectif d'√?¬©laborer une nouvelle Constitution et, pour √?¬©ch√?¬©ance, le mois de mars 1993.

La transition d√?¬©mocratique et lib√?¬©rale de 1991-1993 s'articule donc autour de la Haute Autorit√?¬© de l'√?¬?tat, pr√?¬©sid√?¬©e par Albert Zafy, qui a pour vocation de mener la transition ; et de la Pr√?¬©sidence de la R√?¬©publique (Didier Ratsiraka demeurant chef de l'√?¬?tat, symboliquement) et de la Haute Cour constitutionnelle renforc√?¬©e, passant de sept √?¬† onze membres, institutions qui doivent garantir l'effectivit√?¬© de l'√?¬?tat de droit.

Ce grand mouvement de lib√?¬©ralisation politique et √?¬©conomique est √?¬† mettre en parall√?¬®le avec la situation politique du monde au d√?¬©but des ann√?¬©es 1990, marqu√?¬©e par l'effondrement du Bloc de l'Est socialiste, l'effervescence d√?¬©mocratique en Afrique et notamment le processus de fin d'apartheid dans le pays voisin, l'Afrique du Sud.

La Constitution de la IIIe R√?¬©publique, qui remplace la R√?¬©publique d√?¬©mocratique de Madagascar par la R√?¬©publique de Madagascar est adopt√?¬©e en 1992 apr√?¬®s la tenue d'un Forum national.

En 1993, la coalition des Forces vives le d√?¬©signe comme √?¬©tant leur candidat face √?¬† Didier Ratsiraka (candidat du Mouvement militant pour le socialisme malgache) et bat ce dernier au deuxi√?¬®me tour avec 66 % des voix1.

Pr√?¬©sident de la R√?¬©publique de Madagascar (1993-1996) | modifier le code

La pr√?¬©sidence d'Albert Zafy est cependant rapidement marqu√?¬©e par les heurts entre le chef de l'√?¬?tat et le chef du gouvernement. Albert Zafy, semble-t-il, n'a pas support√?¬© les critiques de l'opposition dans la querelle qui √?¬©clatait alors avec son Premier ministre, Francisque Ravony, et d√?¬©cida que le Premier Ministre ne serait plus √?¬©lu par l'Assembl√?¬©e nationale mais nomm√?¬© par le pr√?¬©sident de la R√?¬©publique en personne. Il nomme d'abord un de ses fid√?¬®les soutiens, Emmanuel Rakotovahiny, dont le Gouvernement tombe rapidement sur l'√?¬©chec d'un vote de confiance. En remplacement de Rakotovahiny, Zafy nomme Norbert Ratsirahonana, ancien membre des Forces vives et jusqu'alors pr√?¬©sident de la Haute Cour constitutionnelle, Premier Ministre (5 juin 1996). Cependant, la confiance populaire en Albert Zafy chute √?¬† la suite de cette lutte contre le pouvoir l√?¬©gislatif, lequel finit d'ailleurs par l'emporter lorsque Zafy est destitu√?¬© le 5 septembre 1996, apr√?¬®s l'adoption d'une motion d'emp√?¬™chement par l'Assembl√?¬©e nationale2.

Toujours respect√?¬© pour son r√?¬īle consensuel et la sagesse dont il a fait preuve lors de la Transition d√?¬©mocratique de 1991-1993, son bilan pr√?¬©sidentiel est tr√?¬®s mitig√?¬© √?¬† cause d'une mauvaise gestion politique, du peu de r√?¬©sultats √?¬©conomiques de la lib√?¬©ralisation, et d'une cohabitation impossible √?¬† terme entre le Pr√?¬©sident et le Premier Ministre, fruit d'une dyarchie mal d√?¬©finie dans la Constitution de 19923.

Le promoteur de la r√?¬©conciliation nationale | modifier le code

Il est donc battu de justesse par Didier Ratsiraka, d√?¬©sormais partisan d'un humanisme √?¬©cologique, lors de l'√?¬©lection pr√?¬©sidentielle du 31 janvier 1997. De nouveau candidat √?¬† la fin du mandat de ce dernier, il termine troisi√?¬®me lors de l'√?¬©lection pr√?¬©sidentielle du 16 d√?¬©cembre 2001 que Marc Ravalomanana remporta finalement. Et devient depuis un des chefs les plus virulents de l'opposition malgache avec son mouvement le CRN (Comit√?¬© de r√?¬©conciliation nationale), estimant que, √?¬† moyen terme, la situation institutionnelle du pays ne serait jamais stable si on continuait √?¬† pratiquer l'ostracisme politique √?¬† chaque √?¬©lection pr√?¬©sidentielle.

Le vieux "Docteur Courage" et la r√?¬©sistance aux putschistes | modifier le code

Si Albert Zafy est un homme de transition, il refuse de prendre part aux actions d'Andry Rajoelina, qui chasse Marc Ravalomanana du pouvoir le 17 mars 2009 au moyen d'un putsch organis√?¬© par des mutins de l'arm√?¬©e.

Par la suite, il prend part avec son mouvement √?¬† la tentative de sortie de crise consensuelle √?¬† Maputo et Addis-Abeba en ao√?¬Ľt et novembre 2009. Il tente de nouveau une m√?¬©diation aux accords de Pretoria en mai 2010 : comme ces accords neutres et inclusifs ne sont pas appliqu√?¬©s par les tenants du pouvoir putschiste, il se rapproche de ses deux autres coll√?¬®gues anciens chefs de l'√?¬?tat, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana, affichant son opposition au r√?¬©gime en place.

Il est √?¬† noter qu'il est le seul chef de file des mouvances l√?¬©galistes √?¬† √?¬™tre pr√?¬©sent √?¬† Tananarive.


Notes et r√?¬©f√?¬©rences | modifier le code