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Abidjan est la capitale économique de la Côte d'Ivoire, dont la capitale administrative et politique est Yamoussoukro, et la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone1. Elle est également la deuxième plus grande ville francophone intramuros2 et la troisième plus grande agglomération3. Elle compte, selon les autorités du pays, en 2009, 5 878 609 habitants pour l'agglomération, et 3 796 677 habitants pour la ville, soit 20 % de la population totale du pays. Seule Lagos, l'ancienne capitale du Nigeria la dépasse en nombre d'habitants dans cette région. Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain voire africain, Abidjan connaît une perpétuelle croissance caractérisée par une forte industrialisation et une urbanisation galopante.
GéographieVoir aussi : Géographie de la Côte d'Ivoire.
L'agglomération d'Abidjan est située au sud de la Côte d'Ivoire, au bord du Golfe de Guinée et est comprise entre les latitudes 5°00' et 5°30' N et les longitudes 3°50' et 4°10' W. Elle s'étend sur une superficie de 57 735 ha4. Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue d'une douzaine de kilomètres du nord au sud et d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des îlots, de plus en plus rares, où règne une végétation fournie. ClimatLa ville jouit d'un climat de type subéquatorial, chaud et humide, qui comporte une grande saison des pluies (mai-juin-juillet), une petite saison des pluies (septembre-novembre) et deux saisons sèches. Les précipitations y sont abondantes: environ 2 mètres d'eau par an5. Les précipitations mensuelles varient entre 26 mm en janvier et 610 mm en juin et la température y est quasi-constamment d'environ 27 degrés Celsius 6. Le degré d'hygrométrie y atteint 80 %. Découpage territorialAbidjan est composée de deux parties (Abidjan nord et Abidjan sud) avec les dix communes suivantes : Abidjan nord
Abidjan sud
Limites de la ville
Abidjan dans la Région des Lagunes
Les villes principales proches d'Abidjan sont Jacqueville, Grand-Lahou et Dabou à l'ouest, Sikensi, Tiassalé, Agboville, Adzopé et Alépé au nord, Grand-Bassam à l'est. Les localités de Songon, Anyama et Bingerville ont été intégrées, en 2001, au District d'Abidjan. HistoireArticles connexes : Histoire de la Côte d'Ivoire et Nangui Abrogoua.
Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnants qui se confondent avec l’histoire de l’expansion de la Côte d'Ivoire. ToponymieSelon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d’Ivoire9, le nom d'Abidjan, Abijean10 à l'époque, serait né d'un quiproquo. La légende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l’homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu’il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s’enfuit en criant : « min-tchan m’bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L’homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan. Époque colonialeAbidjan est à l’origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Tchaman11. En 1896, à la suite d'une série d'épidémies de fièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés à Bassam décidèrent de partir vers un endroit plus salubre à Adjamé santey (« le village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui créa en 1899, à cet endroit12, le comptoir de Bingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934. 13 La future Abidjan, toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam, (l'actuel Port-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu'alors le principal accès économique de la colonie. A partir de 1904, alors que Bingerville n'est pas encore achevée, Abidjan devient le principal pôle économique de la colonie de Côte d'Ivoire et un relais privilégié pour la diffusion des produits européens vers l'arrière-pays, notamment grâce à une communauté libanaise de plus en plus importante. Henri Terrasson de Fougères devient gouverneur du Soudan français en 1924. Il le reste jusqu'à sa mort, en 1931. Une des principales avenues d'Abidjan porte toujours son nom. En 1931, Le Plateau et ce qui deviendra Treichville sont reliés approximativement à la place du pont Houphouët Boigny par un pont flottant. Cette année-là, un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à l'américaine en 1993. Abidjan devient la troisième capitale de la Côte d’Ivoire, après Grand-Bassam et Bingerville, par un décret du 10 août 1933. Plusieurs villages tchaman sont alors désertés. Il en reste notamment Adjamé, («la rencontre» ou «le centre» en tchaman), situé au nord du Plateau et où se trouve encore le chef de la communauté tchaman. 14 Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomération abidjanaise, le village de Dugbeyo est déplacé de l'autre côté de la lagune, à Anoumabo, «la forêt des roussettes», qui deviendra le quartier de Treichville (devenue Commikro, la « ville des commis »). Ce quartier est ainsi rebaptisé en 1934 en l'honneur de Marcel Treich-Laplène (1860-1890), le premier explorateur de la Côte d’Ivoire et son premier administrateur colonial, considéré comme son fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouve l'actuelle avenue Treich Laplène, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenue Charles de Gaulle (communément appelée rue du Commerce). La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutôt utopiste. Le Plateau («m'brato» en langue tchaman) est habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaire Gallieni, à la place de l'actuel palais de justice. Près du port et le long d'un terrain de pétanque, naît le boulevard de Marseille. La légende raconte que, derrière les premières huileries de Blohorn, à Cocody, des colons facétieux qui avaient «emprunté» une plaque d'une célèbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la Canebière une piste de sable. Un hippodrome est construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir. Au Plateau, dans les années 1940, l'hôtel Bardon s'agrandit et devient l'hôtel du parc, le premier hôtel climatisé d'Afrique francophone où travailleront le premier barman et le premier maître d'hôtel africains. Dans les années 1940 et 50, à l'instar du Caire, de Tanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en eaux troubles15. En 1951, les autorités coloniales décident de faire construire le canal de Vidri16 pour que les navires à fort tirant d’eau puissent venir accoster aux quais de Treichville et y aménagent un des rares port africains en eaux profondes. L'eau chaude de la lagune n'doucé subira une chute de température. Abidjan que l'on appelle alors la Perle des lagunes entre dans une période faste qui durera jusque dans les années 1980. Après l'indépendanceAprès l’indépendance, en 1960, l’ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud de Treichville, en direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier de Cocody, célèbre par un gentleman incarné au cinéma par Jean Marais, et qui, dans le schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, l'ambassade de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par l'exode rural et l'exploitation de l'immigration sous-régionale. En 1983, le village de Yamoussoukro (littéralement la ville de la reine Yamousso)17,18, situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la Côte d’Ivoire19,20 sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny qui en était originaire21. Celui-ci rêvait de transformer son village natal en un Brasilia des savanes africaines22. La nouvelle capitale, un important nœud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan sur le plan industriel, commercial et économique23. Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien24. Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. Le 8 juin 2004, après une tentative de coup d'État, un amalgame c'est fait en pensant que tous les européens vivant en Côte d'Ivoire étaient des pilleurs, une « chasse aux blancs » fut organisée à Abidjan, sur une ville de 3 millions d'habitants, 2 millions furent dans les rues. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable25 (affaire du Probo Koala). PolitiqueArticles connexes : Politique de la Côte d'Ivoire et Transfert de la capitale ivoirienne.
AdministrationOrganisationAutrefois gérée par un « administrateur des colonies », l'« administrateur du cercle des lagunes »26,27,28, assisté de notables désignés, Abidjan est érigée en commune en 1956. Son premier conseil municipal fut élu le 18 novembre 1956 et le premier maire, dans le contexte de la loi-cadre de 1956, Félix Houphouët-Boigny. Une loi de 197829 institua vingt-sept communes de plein exercice sur le territoire du pays. C'est en application de cette nouvelle organisation que Emmanuel Dioulo fut élu maire d'Abidjan le 30 novembre 198030.
Depuis 2001, la ville n'est plus dirigée par une mairie centrale : Abidjan a été érigée en district et englobe, en plus de dix communes urbaines, les trois nouvelles sous-préfectures d'Anyama, Songon et Bingerville. Le poste de maire d'Abidjan a été remplacé par celui de Gouverneur du district, nommé par le chef de l'État, poste actuellement occupé par Pierre Djédji Amondji. Chacune des 10 communes possède son propre conseil municipal dirigé par un maire. Les dernières élections municipales ont été organisées en mars 2001.
Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Plateau et Yopougon sont situées au nord de la lagune Ébrié (d'où l'appellation de « Abidjan nord »). Il s'agit de la partie continentale d'Abidjan. Treichville, Koumassi, Marcory et Port-Bouët font partie d'Abidjan sud. Blokosso et Locodjro sont des villages inclus au sein de la ville et qui y maintiennent une identité culturelle en milieu urbain Contexte régionalAdministrativement, Abidjan est située dans la Région des Lagunes qui regroupe également les villes d'Alépé, Dabou, Grand-Lahou, Jacqueville, Tiassalé et Bingerville. InstitutionsArticle détaillé : Transfert de la capitale ivoirienne.
Le siège de l'Assemblée nationale
La majeure partie des institutions ivoiriennes se situe à Abidjan (jusqu'à la fin du transfert de la capitale ivoirienne vers Yamoussoukro) : la présidence à Cocody31, la Primature32, le Parlement, le Conseil constitutionnel, la Cour Suprême (cour de cassation, conseil d'état et la cour des comptes), la Grande Chancellerie de l'ordre national, le Conseil économique et social… à Abidjan. Toutefois, l'actuel président, Laurent Gbagbo, élu en 2000, a décidé de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis 2002, paralysent le pays33,34. Cette décision récente fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du pays. Nombreux sont les ministères installés au Plateau35, à la cité administrative d'Abidjan, au boulevard Carde ou au boulevard Angoulvant (non loin de la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan), ou ailleurs dans les grands buildings de la commune. Emplacement des ministères à Abidjan
Liste non exhaustive :
SécuritéMalgré les efforts entrepris conjointement par le Ministère de l'intérieur et le district d'Abidjan, l'insécurité persiste comme dans presque toutes les capitales africaines. Depuis 2004, lorsque quasiment tous les prisonniers d'Abidjan (MACA…)36 sont sortis de prison, l'insécurité a fortement augmenté : augmentation des crimes et des délits, augmentation de la saisie de drogue. Outre la présence de la police, de la gendarmerie, des forces impartiales (ONUCI dont le siège se situe à Attécoubé et une grande base à Biétry), des militaires français basés à Port-Bouët et de l'armée ivoirienne, ont été créés dans les années 2000 la CECOS ainsi que plusieurs agences de sécurité privées. En 2007, Danger Permanent de Pierre Laba sort au cinéma, un film traitant du laxisme des policiers face au banditisme dans les grandes villes africaines à l'image de la capitale ivoirienne PoliceAbidjan est divisée en arrondissements dont chacun dispose d'un commissariat. On distingue la police municipale et la police nationale. La police a son centre de formation (Ecôle Nationale de Police) situé dans la commune de cocody, où sont formés tous les policiers. Ceux sont recrutés sur concours organisé par l'administration de la police. La police comprend plusieurs sections, ce sont la BAE (Brigade Anti Émeute) dont la base est situé dans la commune de Yopougon au nord de la ville, la CRS (Compagnie Républicaine de Sécurité) dont la base principale se trouve à Williamsville (Adjamé) et comprend une base secondaire appelé CRS2 qui elle se trouve en zone 4 dans la commune de Marcory (centre de la capitale). La Gendarmerie et le CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité) accompagnent la police. La principale base de la gendarmerie se trouve à Agban (commune d'Adjamé), une autre à Abobo et Koumassi, elle dispose aussi d'écôle de formation « Ecole de gendarmerie » à Cocody et dans la ville de Daloa. Le phénomène « Drogues »Depuis les années 2000, la Côte d'Ivoire connaît une forte hausse du trafic de drogue. Chaque semaine, la police découvre deux fumeries de drogue et interpelle près de dix trafiquants. Les fumeries de drogues apparaissent surtout dans les quartiers précaires comme Koumassi (une petite partie), Marcory (une petite partie), Abobo, Yopougon, Adjamé Bramokoté. Les enquêtes montrent que cette drogue provient d'Asie37 répondant à une récente hausse de la demande chez les jeunes chômeurs et vagabonds ivoiriens. La Police ivoirienne est de plus en plus centrée sur la lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans le district d’Abidjan. Un rapport de l'Office des nations unies affirme que l’Afrique de l'Ouest joue un rôle de plus en plus important dans le transit de la cocaïne latino-américaine vers l’Europe38. Selon une enquête de la commission de lutte contre le trafic de drogue des Nations unies, 46 % de la jeunesse en Afrique de l’Ouest est dépendante de la drogue. En mai 2007, sept fumeries ont été démantelées et 191 personnes interpellées dont un militaire39,40. Base militaire françaiseAbidjan abrite, à Port-Bouët, une des 6 bases militaires françaises existant encore en Afrique (avec Dakar, Libreville, Bouar en Centrafrique, N'djamena et Djibouti). Un millier de personnes y vivent, autour du 43e BIMA qui y est stationné de façon permanente en application des accords de défense établis le 24 avril 1961 et liant les deux pays41. La présence de cette base militaire française sur le territoire de Côte d'Ivoire après l'indépendance du pays a constitué un facteur-clé de la politique du pays depuis 1960. Relations et partenariatsDiplomatie et organes internationauxAbidjan est le siège régional des plus grandes institutions internationales : UNICEF, PNUD, OMS, PAM, UNOPS42, FNUAP 43, OIT, FMI, etc. Les grandes nations du monde ont toutes une représentation à Abidjan dont la plupart desservent la sous-région44,45,46,47,48,49,50. C'est à Abidjan que se situe l'ambassade américaine en Côte d'Ivoire51 ainsi que la Banque africaine de développement (la BAD)52, déplacée pour un certain temps à Tunis, qui est la plus importante institution financière du continent africain. JumelagesLa ville est jumelée avec :
DiversAbidjan a été le lieu de villégiature, dans les années 1980, de Jean-Bedel Bokassa après son éviction du pouvoir en Centrafrique. SociétéDémographieArticle connexe : Démographie de la Côte d'Ivoire.
Abidjan n'existait pas au début du XXe siècle. En 1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50 000 habitants (fin 1948). Pour atteindre le million d'habitants à la fin de l'année 1975, il fallut qu'elle progressât de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980. On peut supposer que, dans les vingt dernières années du siècle, le taux de croissance d'Abidjan aura évolué dans une fourchette de 3 à 6 %53.La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les départs compensent en partie les arrivées. Les flux migratoires positifs ont amené, dans l'année qui a précédé le recensement de 1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des régions ivoiriennes et 30 000 de l'étranger. De Côte d'Ivoire sont venus surtout des Akan (sud-est, 48 %), puis des Mandé (nord-ouest, 24 %) et des Krou (sud-ouest, 20 %). De l'étranger sont arrivés des Burkinabé (30 %), des Maliens (22 %), des Ghanéens (19 %), des Nigériens (11 %), des Guinéens (9 %)54. Parmi les non-africains, les Libanais sont plus nombreux que les Européens, et que les Français sont plus nombreux que tous les autres Européens réunis. Tous ensembles, les non-africains ne représentaient guère que 3 % de la population abidjanaise avant la chasse aux blancs du 8 juin 2004, mais il s'agissait tout de même d'un record pour la région. Le dernier recensement de la population du pays a eu lieu en 1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville55. Les chiffres de 2006 estiment la population abidjanaise à 3 796 677 habitants. En 2006 l'agglomération d'Abidjan compte 5 060 858 d'habitants. Cette augmentation de la population est notamment due aux déplacés de guerre depuis les évènements de septembre 2002. La ville accueille beaucoup d'habitants à la recherche à la fois d'emplois et d'un hébergement plus sûr. Il est prévu d'organiser un nouveau recensement en 200856.
LanguesArticle connexe : Langues de Côte d'Ivoire.
La langue traditionnelle de la ville était l'ébrié. Depuis l'indépendance, la langue officielle à Abidjan et dans toute la Côte d’Ivoire est le français. Le français parlé à Abidjan est appelé le français populaire ivoirien ou français de moussa. Celui-ci se distingue du français standard par la prononciation. Une autre forme de français parlé à Abidjan est le nouchi qui est une sorte d'argot parlé surtout par les jeunes. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population commerçante d'Abidjan, est le dioula. Enfin, la ville accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées : l'attié, le baoulé, le bété, le wobé… Abidjan est encore entouré de plus de trente villages ou l'on parle essentiellement le baoulé et l'ébrié. ÉducationEn Côte d'Ivoire, le taux de scolarisation est de 74 %57 et l'accès à l'enseignement secondaire est limité par un concours d'entrée en sixième à l'issue duquel 1/3 des élèves est admis à poursuivre ses études58. 24 % de la population scolarisée réside à Abidjan, pour 20 % de la population. Abidjan est le lieu des principaux établissements d'enseignement en Côte d’Ivoire. Parmi eux figure le lycée Blaise-Pascal d'Abidjan qui est une école française (on entend par école française une école qui a signé une convention avec l'ADFE59). Article détaillé : Liste d'établissements scolaires et sanitaires d'Abidjan.
SantéLa ville dispose d'une offre de soins complète. Outre les nombreux centres de Tradipratiques et de médecine traditionnelle, les établissements anarchiques de ventes de médicaments en pleine rue, il existe de nombreux centres de santé et des pharmacies, de nombreuses pharmacopées. La ville comporte plus de cinquante polycliniques, et plus de soixante établissements spécialisés (vétérinaire, dermatologie, dentistes, optométrie, maternité, psychologie, pédiatrie, etc.). Article détaillé : Liste d'établissements scolaires et sanitaires d'Abidjan.
Urbanisme et habitatLes quartiers modernes comme Le Plateau ou Cocody ont connu un développement « à l'européenne » avec la construction de grandes tours de bureaux, buildings transparents, et d'immeubles d'habitation « classiques ». Les quartiers traditionnels comme Treichville ou Marcory ont maintenu le système des « concessions » où les logements sont contigus à l'usine et le système de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations, ce qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire des villages africains60. Le quartier de Cocody abrite aussi de nombreuses villas en bois de plain-pied ou à un étage, au milieu de vastes jardins où règne une végétation luxuriante entretenue par les pluies abondantes qui arrosent la ville. Depuis quelque temps, une certaine « mode », pour ses habitants (très) aisés, a conduit à la construction, dans le quartier de Cocody, de villas imitant les temples grecs. Par ailleurs, de nombreuses maisons sur pilotis ont été construites sur le pourtour de la lagune Ebrié. L'hôtel de ville, bel exemple d'architecture moderniste, est l'œuvre de l'architecte Henri Chomette. La désorganisation du réseau urbainLe réseau urbain apparaît désorganisé. En effet, Abidjan, ville immense contenant 2 500 000 âmes, voit sa population doubler tous les sept ans depuis 1945. Les populations rurales attirées par les opportunités d’avenir de la ville forment l'essentiel des flux migratoires entrants. Ainsi Abidjan représente 45 % des citadins de la Côte d’Ivoire et 20 % de la population totale du pays. Cependant, si un important essor a été remarqué depuis un demi-siècle, sa croissance n'avoisine maintenant plus que les 4,5 % par an (comparé à 10 % de 1960 à 1990) et nous ne trouvons plus que 1/3 de ruraux qui participent à l’accroissement de la ville (2/3 de 1960 à 1990). Malgré cette diminution, la ville est toujours la plus peuplée en comparaison à la seconde ville la plus importante du pays, Bouaké (1 500 000 habitants) ou à la capitale politique, Yamoussoukro (100 000 habitants). Le problème de l'insalubrité urbaineMalgré l'Affaire du Probo-Koala en 200661, l'insalubrité qui touche fortement l'Afrique pourrait être résolue à Abidjan. En effet, un contrat a été signé entre la Chine et la Côte d'Ivoire : une société chinoise de traitement d'ordures urbaines et industrielles envisage de traiter tous les déchets du district ; cette transformation passera aussi par la création d'une importante société de nettoyage quotidien. Le projet est financé à 60 % par la Chine et 40 % par la Côte d'Ivoire. Un gigantesque centre de traitement de déchets se construit à Attengué. 15 000 emplois permanents et 5 000 emplois saisonniers seront créés à travers ce projet62. Réhabilitations urbainesLe dernier programme de renforcement de la voirie d'Abidjan, qui a conduit au raffermissement de certaines voies de la capitale, date de 1994. Depuis le mois de mai 2007, la société AGEROUTE (Agence de gestion des routes) entreprend de grands travaux à Abidjan et Anyama : ces ouvrages concernent les routes très dégradées qui souffrent du manque d'entretien, des fortes pluies et des manifestations, les caniveaux, les routes non bitumées63,64. Le District et le BNETD projettent de réhabiliter et construire 400 à 500 kilomètres de route, avec une qualité leur assurant 15 à 20 ans de durée de vie. Les travaux actuellement en cours portent sur la réhabilitation des routes d'Abidjan et Anyama, la construction de caniveaux, le bitumage des routes en terre et l'assainissement de la ville par la construction d'égouts. Ces réhabilitations concernent l'ensemble des communes abidjanaise, certaines ont déjà débuté:
ÉconomieArticles connexes : Économie de la Côte d'Ivoire et Liste d'entreprises ivoiriennes.
Usine Solibra à Abidjan
IndustrieLa Région des lagunes est la région la plus industrialisée du territoire national. Ses industries sont principalement le Bâtiment et travaux publics avec la présence de grands groupes industriels internationaux : les frnaçais SETAO, COLAS, Bouygues, Jean Lefebvre, et le suisse Holcim. On compte ensuite l'industrie textile avec le conditionnement du coton cultivé dans le nord soit pour l'exportation soit pour sa transformation sur place en pagnes, toiles, batiks et vêtements divers. Le secteur du textile, très dynamique, représente 15,6 % des investissements nets, 13 % du chiffre d'affaire et 24 % de la valeur ajoutée de l'industrie ivoirienne. On dénombre plusieurs puits de pétrole au large de la côte en exploitation off-shore (la Côte d'Ivoire est un pays producteur de pétrole, même si elle n'est pas auto-suffisante en ce domaine), ce qui conduit à la présence d'industrie chimique avec les raffineries de pétrole65, et un port pour hydrocarbures. On y travaille également les pierres et des métaux précieux pour l'exportation66,67. La ville comporte également une importante activité de traitement du bois qui arrive au port essentiellement par voie fluviale depuis les forets du centre du pays. Il est exporté soit sous forme naturelle comme l'acajou qui était déjà vendu il y a 2 siècles aux anglais à l'époque victorienne soit sous une forme semi-industrialisée : bois déroulé, contreplaqué, aggloméré. Dans l'industrie agroalimentaire on compte principalement : la fabrication d'huile de palme, le traitement des bergamotes et des bigarades, la transformation de l'hévéas issu des plantations de l'ouest, la fabrication de boissons à partir des ananas, des oranges68 et des mangues et surtout la torréfaction du café, de type robusta, venu des plantations de l'ouest et dont le pays est le troisième producteur mondial, derrière la Colombie et le Brésil69 ainsi que le conditionnement et le traitement du cacao, dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial devant le Ghana et l'Indonésie70. (37 % du cacao et 10 % du café produits subissent au moins une première transformation sur place). Abidjan est aussi le premier port thonier africain, et trois usines conditionnent du thon destiné au marché européen essentiellement. Cette activité génère près de 3.000 emplois salariés, et est une source importante de devises. Comme dans tous les pays du tiers-monde en voie de développement, une grande partie de l'économie de la ville se situe dans le domaine que les économistes qualifient d'économie informelle71 avec ses nombreux « petits métiers » 72. Secteur tertiaireArticle connexe : Avenue Joseph Anoma.
Le développement du secteur tertiaire, avec l’implantation de banques commerciales internationales et la multiplication du nombre de sociétés de services de toutes natures, semble être la tendance lourde de ces dernières années. Abidjan est la principale place financière de l'Afrique de l'Ouest francophone. Le siège de la bourse commune d'Afrique de l'Ouest (la BRVM) se situe à Abidjan. La BRVM est dominée essentiellement par les entreprises ivoiriennes. ÉnergieLe district représente environ la moitié du parc national de production d'électricité (600 MV sur 1200), 42 % de la clientèle basse tension et 54 % de la clientèle moyenne tension. La centrale thermique d'Azito, construite en 1997 en partenariat avec EDF, située sur la commune de Yopougon, au bord de la lagune ébrié et en face de l'Île Boulay, fournit à elle seule 300 Mw 73. Deux autres centrales thermiques, construites en 1984 et 1985, sont installées à Vridi. Plusieurs sociétés d'électricité sont installées à Abidjan: SOPIE qui est une société d'état74, CIE et SOPREL, filiales du groupe français SAUR75 (la Côte d'Ivoire produit la totalité de l'électricité qu'elle consomme et en exporte vers les pays voisins, Ghana, Togo, Bénin, Mali et Burkina Faso, grâce à l'interconnexion des réseaux 76). La production, qui augmente régulièrement, et le stockage de gaz sont assurés par 2 sociétés d'état: PETROCI et GESTOCI77. Une petite industrie de production d'énergies renouvelables s'est également développée78. Téléphonie et communication et NTICArticles connexes : Télécommunications en Côte d'Ivoire et Hamed Bakayoko.
La ville est dotée d'un réseau de téléphonie fixe performant de 450 000 lignes (chiffres de 2004) géré par Côte d’Ivoire Télécom. Les connexions Internet haut débit, lignes spécialisées et l'ADSL sont alimentées par plusieurs fournisseurs d'accès : Aviso de Côte d’Ivoire Télécom, Africa On Line79, Globe Access, Afnet80, et aussi le portail d'actualités www.abidjan24.net [1] Système bancaireAbidjan abrite toutes les représentations des institutions financières internationales : Banque mondiale, FMI, BAD, BOAD, etc. Commission bancaire de l'UEMOA, Bourse régionale des valeurs mobilières, les filiales des grandes banques internationales : BNP Paribas, Société générale, Crédit lyonnais, Citibank, JPMorgan Chase & Co., Barclays, etc. Seize banques nationales (SGBCI, BICI, etc.) entretenant un réseau de 170 guichets, sept établissements financiers et plus d'une trentaine de compagnies d'assurances font d'Abidjan une place financière concurrentielle qui anime toute l'Afrique de l'Ouest. TransportLa SOTRA (Société des transports abidjanais) assure régulièrement les déplacements urbains à Abidjan par le biais de Bus, Taxi bagage et Ligne Express. Moyens de transports Abidjanais
TaxisIl est très difficile d'imaginer les rues de la ville sans les taxis. Il en existe de deux sortes : les taxis-compteur, de couleur Orange, qui peuvent circuler dans toute l'agglomération, et les woro-woro, de couleur jaune et vert ou bleu ou encore orange selon les communes, qui sont limités à un quartier. Ils sont souvent utilisés en mode taxi collectif. AéroportArticle détaillé : Aéroport international Abidjan.
Abidjan dispose d'un aéroport international d'une grande capacité qui lui permet d'accueillir tous les avions gros porteurs existants. Abidjan se situe à une heure de vol de toutes les capitales de la sous-région. Abidjan est desservie par les grandes compagnies aériennes, en direction des grandes capitales du monde. Siège de l'ancienne compagnie multinationale Air Afrique, Abidjan connaît un trafic aérien de près de 900 000 passagers (chiffres de 1995). CirculationLe District81 possède plusieurs boulevards et rues asphaltées reliant les communes entre elles, et le District aux quatre coins du pays. Abidjan est dotée d'un réseau de rocades urbaines. Le transport fluvial, déjà conséquent avec les pinasses et les nombreux Bateau-Bus reliant divers quartiers de la ville, se développe grâce aux plans lagunaires. Abidjan est aussi la tête de pont de l'unique autoroute du pays qui relie la ville à la capitale administrative et politique, Yamoussoukro. PortArticle détaillé : Port Autonome d'Abidjan.
Abidjan possède le plus grand port de la sous-région (Afrique de l'Ouest) qui est aussi le deuxième d'Afrique, après celui de Lagos. C'est un port en transbordement et à conteneurs. Il fut inauguré en 1951 en présence du ministre des Colonies de l'époque, François Mitterrand. Grâce au canal de Vridi d'une profondeur de 15 mètres, les bateaux à grand tirant d'eau peuvent accoster dans un port en eau profonde82. La Côte d'Ivoire appartient à la zone franc (dont la monnaie est le Franc CFA), dans le cadre de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). Abidjan est le pôle économique non seulement de la Côte d'Ivoire, mais de toute une région incluant au moins le Burkina Faso et le Mali, en raison notamment de son port en eau profonde, ouvert en 1950. Le réseau routier que commande Abidjan (5 600 km bitumés en 1995, contre 1 000 en 1970) en direction de toute la région prolonge efficacement son activité portuaire puisque 50 % du commerce du Burkina Faso, du Mali et du Niger y transite. Abidjan réunit l'essentiel de l'activité industrielle du pays, le site portuaire accueillant à lui seul 60 % du parc industriel ivoirien. Une mention spéciale doit être attribuée aux ambitions pétrolières d'Abidjan (production off-shore et, surtout, raffinage et distribution). Le trafic portuaire était de 12 millions de tonnes en 1995, dont 5,5 en produits pétroliers. PontsLes deux moitiés de la ville, Abidjan nord et Abidjan sud, sont reliées par les ponts Houphouët-Boigny et De Gaulle. Ces deux ponts se situent entre Treichville et Le Plateau. Le pont De Gaulle se prolonge par l'immense Boulevard Valéry Giscard d'Estaing qui conduit à l'aéroport. Malheureusement, leur capacité est nettement insuffisante, surtout aux heures de pointe ou à l'occasion de barrages policiers et militaires lorsqu'ils sont le lieu d'immenses embouteillages. Ce constat a incité le gouvernement à étudier un projet de construction d'un troisième pont qui devrait se situer entre Cocody et Marcory. Toutefois, les perturbations politiques que connaît le pays depuis décembre 1999 ont mis ce projet en suspension, il devrait reprendre en 2008 selon le Ministre des infrastructures du Gouvernement de Guillaume Soro. Le projet avait pourtant commencé : des populations ont été déplacées, des bâtiments ont été détruits à Marcory en face des Mille maquis (le célèbre grand restaurant la Bâche bleue83 a été déplacé). Train et tramwayArticle détaillé : Sitarail.
Article détaillé : Régie des chemins de fer Abidjan-Niger.
Cette ville est la tête de pont du seul chemin de fer de la région : la ligne Abidjan-Ouagadougou, avec les gares de Treichville, Abobo et d'Adjamé. Cette ligne, avec ses 2 trains, la gazelle et le bélier, relie les 2 capitales en environ 40 heures84. Le dernier-né des projets à Abidjan est celui du train électrique que promet la Société ivoirienne de chemin de fer (Cicf)85. Le développement de projets d'infrastructures incluant un train suburbain à Abidjan, évalué à près de 100 milliards de francs CFA, est envisagé. Ce train suburbain devrait relier le nord-ouest à l'est et au nord de la ville d’Abidjan. Ce projet s’étend sur 25 kilomètres de la voie ferrée actuellement exploitée par l'opérateur Sitarail, filiale du groupe Bolloré. Les travaux d'infrastructures (voie, électrification, génie civil) ont été évalués à 40 milliards de francs CFA financés par l'État ivoirien et les bailleurs de fonds (Banque mondiale et AFD). Par ailleurs, un contrat de concession de type BOT, sur vingt à trente ans, serait attribué à un opérateur privé, pour l'exploitation du réseau. Cet opérateur se chargera de l’acquisition du matériel roulant, de la rénovation des ateliers et de la mise en place du système d'exploitation. Le contrat de concession avait été évalué globalement à 60 milliards de francs CFA. TourismeArticle connexe : Tourisme en Côte d'Ivoire.
Une plage à Cocody
Abidjan est une ville insolite en Afrique. Ses divers surnoms, « Manhattan des tropiques » ou « petite Manhattan » ou « perle des lagunes », sont à l’image de cette ville imprévisible et conquérante. Avec ses installations, ses équipements hôteliers et sportifs, sa vie nocturne animée, ses transports et voies de communications ainsi que sa monumentalité, c’est une ville parfaite pour le tourisme d’affaires. Elle comporte également des plages, avec palmiers et cocotiers, sur la bande lagunaire, dans le quartier de Vridi, qui sont très fréquentées le week-end avec le spectacle très pittoresque des vendeuses d'ananas et de noix de coco. Toutefois, le phénomène de « barre » qui affecte pratiquement tout le littoral du golfe de Guinée n'autorise guère la baignade en cet endroit. D'une façon générale, en Côte d'Ivoire, le tourisme n'a jamais vraiment été développé en tant qu'industrie économique, le pays ne figurant pas parmi les destinations habituelles des voyagistes. Parc du BancoArticle détaillé : Parc national du Banco.
Aménagé en 1926, ce parc de 3 000 ha, et ancien « bois sacré », aux portes de la ville, sur la commune d'Attécoubé, a été conservé comme vestige de la foret primaire qui entourait autrefois toute la lagune. Une route goudronnée conduit au lac qui constitue le cœur du parc et des pistes en latérite le quadrillent. Ce parc est habité et comprend des plantations de café et de cacao. À l'orée du parc, une petite rivière sert de lavoir ou officient les fanicos, les blanchisseurs, après avoir collecté le linge dans toute la ville. C'est l'un des nombreux « petits métiers » pratiqués à Abidjan. Vie nocturneOutre Treichville ancienne commune la plus animée de la ville, avec ses multiples maquis, ses Rue 12 et Rue 16, ses nombreuses discothèques et ses clubs de jazz, on peut citer :
CultureÉdifices religieuxLa mosquée de Treichville, la mosquée de Cocody, la mosquée du Plateau87 et la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan, créée par l'architecte Aldo Spiritom et inaugurée par le pape en 1985, constituent les principaux édifices religieux de la ville. Monuments et musées
CinémaFestivalsAbidjan organise chaque année un certain nombre de festivals de cinéma : le Festival Clap-Ivoire94, le Festival du film espagnol, le FESNACI, dont la première édition a été organisée en 200795, le Festival du court-métrage (FICA)96, organisé depuis 1998 par Hanni Tchelley, le Festival du cinéma israélien d'Abidjan97 dont la 4 eme édition a eu lieu en 2006 au Goethe-Institut. Abidjan au cinémaQuelques films évoquent ou sont consacrés à la ville :
MusiqueAbidjan accueille la majorité des musiciens de Côte d'Ivoire en raison principalement de la présence de nombreuses discothèques qui donnent aux artistes l'occasion de débuter et de s'exprimer, des maisons de disque et des médias nationaux. Alpha Blondy, Aicha Koné, le groupe Magic System, Meiway et Tiken Jah Fakoly en sont les représentants les plus illustres. La ville a aussi accueilli, dans les années 1980, Myriam Makeba, lorsqu’elle n'était pas autorisée à rentrer dans son propre pays, l'Afrique du Sud, et la diva congolaise, apôtre de la danse Sukus, Tshala Muana. Par ailleurs Abidjan est considérée comme la capitale du reggae en Afrique. Abidjan organise chaque année un certain nombre de festivals de musique :
MédiasArticles connexes : Médias en Côte d'Ivoire et Télécommunications en Côte d'Ivoire.
L'essentiel des médias de Côte d'Ivoire est concentré sur la ville d'Abidjan. Télévision et radioLe CNCA, le Conseil National de la Communication Audiovisuelle (souvent abrégé en CNCA) est l'autorité de régulation de l'audiovisuel (télévision et radio seulement) en Côte d'Ivoire. La Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (RTI) est l'organisme de diffusion radiophonique et audiovisuel de l'État ivoirien. Elle est financée par la redevance, la publicité et des subventions. Elle comporte 4 chaines de télévision et 2 stations de radio :La Première (généraliste), TV2, RTI Music TV, RTI Sport TV, Radio Côte d'Ivoire (radio généraliste), Fréquence 2 (radio de divertissement). Radio Jam est une radio privée de Côte d’Ivoire, une des radio la plus écoutée par les jeunes. Quant aux chaînes privées, TAM-TAM TV sera la première chaîne de télévision ivoirienne internationale dont le siège sera Abidjan et d'autres studios seront aux États-Unis, en Italie, en France, en Asie, au Moyen-Orient… Il existe également plusieurs chaînes ou radios ivoiriennes disponibles par internet : Africahit Music TV, Abidjan.net TV, Bengueshow, etc. Presse écriteÀ l'époque du parti unique, situation politique qui a prévalu dans le pays pendant 30 ans comme dans la plupart des autres pays de l'Afrique de l'Ouest après l'indépendance, un seul quotidien était diffusé dans le pays : Fraternité Matin, le journal du PDCI-RDA, fondé par le premier président, Félix Houphouët-Boigny. L'avènement du multipartisme en Côte d'Ivoire, en 1990, s'est en particulier traduit par une prolifération de journaux et publications diverses dont l'essentiel est publié à Abidjan. 108
InternetLa Présidence, La Primature, le gouvernement et les ministères possèdent leur site officiel. Le portail Abidjan.net109, domicilié en Californie aux États-Unis, diffuse l'information de la ville et du pays à travers le monde110. Dans l'organisation du « village mondial », Abidjan dispose d'un nœud internet et le nombre de cyber-cafés y connait une croissance exponentielle comme le nombre d'internautes estimé (en 2007) à 400 000 personnes[réf. nécessaire]. Festivités et évènements culturelsThéâtreDanse
ModePlusieurs manifestations liées à la mode sont organisées chaque année dans la ville : « Les Féeries »113, la cérémonie de Miss Côte d’Ivoire, de Miss Dictrict Abidjan, de Miss Noël (de 6 à 11 ans) et de Miss Awoulaba (très prisée). De surcroit a aussi lieu chaque année « Le Yéhé », un espace de célébration de la mode africaine114 et le grand « Festival international de la lingerie et de la beauté d'Abidjan » (FILBA). Abidjan est aussi le siège de grands couturiers ivoiriens, réputés comme les meilleurs d'Afrique dont Gilles Touré (couturier des Miss de Côte d’Ivoire), Pathéo, Eloi SESSOU, Nathalie KONAN (NK Style),Patrick Asso.... Divers
SportLe sport national ivoirien (basket-ball, athlétisme, rugby, handball, volleyball…) notamment le football est essentiellement Abidjanais. De nombreux clubs ivoiriens sont basés à Abidjan et notamment les deux meilleurs clubs de l'histoire du football national qui dominent actuellement le Championnat ivoirien (ASEC Mimosas et Africa Sports National). Football
Événements : L'événement footballistique majeur organisé à Abidjan est la Coupe d'Afrique des nations de football 1984 et une des finales de la Coupe d'Afrique des nations junior en 1983. Abidjan accueille en 1964 les Jeux d'Abidjan, la finale de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe en 1975, 1980, 1993 et 1990, puis une autre en 1992 sous le nom de Coupe de la CAF. Le Stade Félix Houphouët-Boigny accueille la première édition de la Supercoupe d'Afrique en 1992 et une deuxième en 1998. En ce qui concerne la Ligue des Champions de la CAF, les finales de 1966, 1986, 1995, 1998 se sont déroulées à Abidjan. La capitale économique à aussi accueillit d'autres événements footballistiques comme le Tournoi de l'Assomption (première édition en 2007 au Stade Robert Champroux), la Coupe de l'UFOA, et des matchs de gala international. Autres sportsBasketball
Rugby
Cyclisme
Tennis
Judo
Athlétisme Boxe
Infrastructures
Galerie d'imagesNotes et références
BibliographieVoir aussiBibliographie
Abidjan
Langues
Côte d'IvoireGéographie
Histoire
Éducation
Economie
Autres
Afrique
Pour aller plus loin
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