Abidjan
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|---|---|---|---|---|
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| Gentilé | Abidjanais(e) | |||
| Région | Région des lagunes | |||
| Gouverneur | Pierre Djédji Amondji (depuis 2002) |
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| Langue | Ebrié, français | |||
| Superficie | 1 E9 m², 2,119 km² | |||
| Population estimée | 3 660 682 hab. (2003) |
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| Densité | en 2003 - 1 728 hab./km² | |||
| Maire | poste remplacé par gouverneur | |||
| Administration | 10 grandes communes pour Abidjan Ville, 3 sous-préfectures |
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| Localisation | ||||
| Villes de Côte d'Ivoire - Régions de la Côte d'Ivoire | ||||
Abidjan est la capitale économique de la Côte d'Ivoire, dont la capitale administrative et politique est Yamoussoukro, et la ville la plus peuplée de l'Afrique de l'Ouest francophone[1]. Elle est également la deuxième plus grande ville francophone intra-muros[2] et la troisième plus grande agglomération[3]. Elle compte, selon les autorités du pays, en 2006, 5 068 858 habitants pour l'agglomération, et 3 796 677 habitants pour la ville, soit 20 % de la population totale du pays. Seule Lagos, l'ancienne capitale du Nigeria la dépasse en nombre d'habitants dans cette région. Considérée comme le carrefour culturel ouest-africain voire africain, Abidjan connaît une perpétuelle croissance caractérisée par une forte industrialisation et une urbanisation galopante.
Sommaire |
[] Géographie
L'agglomération d'Abidjan est située au sud de la Côte d'Ivoire, au bord du Golfe de Guinée et est comprise entre les latitudes 5°00' et 5°30' N et les longitudes 3°50' et 4°10' W. Elle s'étend sur une superficie de 57 735 ha.[4]
Elle représente, à vol d'oiseau, une étendue d'une douzaine de kilomètres du nord au sud et d'une dizaine d'est en ouest. Cette superficie contient encore des îlots, de plus en plus rares, où règne une végétation fournie.
[] Climat
La ville jouit d'un climat de type sub-équatorial, chaud et humide, qui comporte une grande saison des pluies (mai-juin-juillet), une petite saison des pluies (septembre-novembre) et deux saisons sèches.
En saison des pluies, il peut pleuvoir sans discontinuer pendant plusieurs jours consécutifs ou alors pleuvoir intensément pendant une heure, période à laquelle succède un très fort ensoleillement.
Les précipitations y sont abondantes: environ 2 mètres d'eau par an[5]. Les précipitations mensuelles varient entre 26 mm en janvier et 610 mm en juin et la température y est quasi-constamment d'environ 27 degrés Celsius [6]. Le degré d'hygrométrie y atteint 80 %.
[] Découpage territorial
Abidjan est composée de deux parties (Abidjan nord et Abidjan sud) avec les dix communes suivantes :
[] Abidjan nord
- Abobo : la commune est essentiellement constituée d'habitat populaire. Elle joue depuis longtemps le rôle de refuge pour les migrants disposant de faibles moyens financiers. Ce quartier s'est spontanément développé autour de la gare.
- Adjamé : Bien que petite par sa superficie, cette commune est très importante pour l'économie ivoirienne vu le nombre d'activités commerciales qui s'y déroulent. Malheureusement, Adjamé connaît des graves problèmes d'insalubrité. Le village Ebrié existait avant Abidjan. Son marché est le royaume des boutiques en tout genre et sa gare routière est le carrefour principal des lignes de bus qui irriguent tout le pays ainsi que les pays voisins.
- Yopougon : C'est la commune la plus peuplée d'Abidjan. Elle abrite des zones industrielles et résidentielles. La station de recherche de l'ORSTOM, l'Institut Pasteur ainsi qu'un CHU y sont installés.
- Le Plateau : C'est le centre des affaires dont les grands immeubles donnent un aspect très moderne à Abidjan. Bien que la capitale administrative de la Côte d'Ivoire ait été officiellement transférée à Yamoussoukro en 1983, les institutions de la république telles que la présidence et l'assemblée nationale sont encore au Plateau. Il est de fait le centre administratif, commercial et financier de la Côte d'Ivoire.
- Attécoubé : La forêt du Banco, classée comme parc national, se trouve sur le territoire de cette commune. Actuellement, un gigantesque complexe commercial s'y construit, sans doute le plus grand d'Abidjan.[7]
- Cocody : Réputée pour ses quartiers résidentiels (ex : 2-Plateaux, Riviera), Cocody contient aussi l'université du même nom (université de Cocody - établissement public) ainsi que quelques universités privées. La maison de la télévision (RTI) se trouve à Cocody. Il est à noter que le Président de la République réside dans cette commune. Cocody est aussi le quartier des ambassades.
[] Abidjan sud
- Koumassi : elle possède une importante zone industrielle.
- Marcory : cette commune est essentiellement une zone résidentielle.
- Port-Bouët : On y retrouve la raffinerie (Société Ivoirienne de Raffinage SIR) et l'aéroport International Félix Houphouët-Boigny. Y est également installé un office de l'IRD, le centre de Petit-Bassam[8]. Son célèbre phare balaie le golfe de Guinée sur plusieurs miles marins.
- Vridi : c'est le quartier des plages très fréquenté chaque week-end, bien que l'océan y soit très agressif, en raison du phénomène de la « barre » qui n'autorise guère à s'éloigner du rivage, phénomène très répandu tout le long du Golfe de Guinée. À partir de 1950, Vridi est devenue la principale zone d'emplois d'Abidjan en raison de la multiplication d'usines et d'entrepôts.
- Treichville : elle abrite le port autonome d'Abidjan ainsi que de nombreux commerces. La zone portuaire est aussi une zone industrielle. On y trouve également la piscine d'État de Treichville (PET), le palais omnisports de Treichville, le palais de la Culture, la rue 12, l'hippodrome d'Abidjan?
[] Limites de la ville
Les villes principales proches d'Abidjan sont Jacqueville, Grand-Lahou et Dabou à l'ouest, Sikensi, Tiassalé, Agboville, Adzopé et Alépé au nord, Grand-Bassam à l'est.
Les localités de Songon, Anyama et Bingerville ont été intégrées, en 2001, au District d'Abidjan.
[] Histoire
Abidjan a connu en un demi-siècle, une croissance et un développement impressionnants qui se confondent avec l?histoire de l?expansion de la Côte d'Ivoire.
[] Toponymie
Selon la tradition orale ébrié rapportée dans le Dictionnaire encyclopédique de la Côte d'Ivoire[9], le nom d'Abidjan, Abijean[10] à l'époque, serait né d'un quiproquo. La légende raconte qu'un vieil homme revenant de son champ, les bras chargés de branchages probablement destinés à la réfection du toit de sa case, rencontra sur son chemin un explorateur européen en perdition qui lui demanda le nom du village le plus proche. Le vieil homme ne parlant pas la langue de l?homme blanc crut comprendre que celui-ci demandait ce qu?il faisait en ces lieux. Terrorisé par cette rencontre inattendue, il s?enfuit en criant : « n?tchan m?bidjan », ce qui signifie en langue ébrié : « je viens de couper des feuilles ». L?homme blanc crut avoir eu la réponse à sa question et consigna consciencieusement sur son bloc-notes Abidjan.
[] Époque coloniale
Abidjan est à l?origine un petit village de pêcheurs où vit le peuple Tchaman[11].
En 1896, à la suite d'une série d'épidémies de fièvre jaune meurtrières, les colons français qui étaient installés à Bassam décidèrent de déménager vers un endroit plus salubre à Adjamé santey (« le village à l'écart d'Adjamé »). Leur déménagement fut suivi par celui du gouvernement colonial qui créa en 1899, à cet endroit[12], le comptoir de Bingerville, capitale de la colonie française de 1900 à 1934. [13]
La future Abidjan, toute proche, également située sur le bord de la lagune n'doupé (« la lagune à l'eau chaude », future « lagune ébrié »), offrait plus d'espace et de plus grandes possibilités d'expansion commerciale. Le wharf de Petit Bassam, (l'actuel Port-Bouët), au sud de l'agglomération, fit rapidement concurrence au wharf de Grand-Bassam, jusqu'alors le principal accès économique de la colonie.
A partir de 1904, alors que Bingerville n'est pas encore achevée, Abidjan devient le principal pôle économique de la colonie de Côte d'Ivoire et un relais privilégié pour la diffusion des produits européens vers l'arrière-pays, notamment grâce à une communauté libanaise de plus en plus importante.
Henri Terrasson de Fougères devient gouverneur du Soudan français en 1924. Il le reste jusqu'à sa mort, en 1931. Une des principales avenues d'Abidjan porte toujours son nom.
En 1931, Le Plateau et ce qui deviendra Treichville sont reliés approximativement à la place du pont Houphouët Boigny par un pont flottant. Cette année-là, un premier adressage des rues d'Abidjan est mis en place. Il sera (provisoirement) définitif en 1964, sous l'impulsion du maire Konan Kanga, puis (mal) complété à l'américaine en 1993.
Abidjan devient la troisième capitale de la Côte d'Ivoire, après Grand-Bassam et Bingerville, par un décret du 10 août 1933. Plusieurs villages tchaman sont alors désertés. Il en reste notamment Adjamé, («la rencontre» ou «le centre» en tchaman), situé au nord du Plateau et où se trouve encore le chef de la communauté tchaman. [14]
Au sud du quartier du Plateau, actuel quartier central de l'agglomération abidjanaise, le village de Dugbeyo est déplacé de l'autre côté de la lagune, à Anoumabo, «la forêt des roussettes», qui deviendra le quartier de Treichville (devenue Commikro, la «ville des commis»). Ce quartier est ainsi rebaptisé en 1934 en l'honneur de Marcel Treich-Laplène (1860-1890), le premier explorateur de la Côte d'Ivoire et son premier administrateur colonial, considéré comme son fondateur. À la place de Dugbeyo, se trouve l'actuelle avenue Treich Laplène, la gare des autobus et des bateaux-bus lagunaires du Plateau, et l'avenue Charles de Gaulle (communément appelée rue du Commerce).
La ville est aménagée selon le schéma habituel aux villes coloniales sur la base d'un plan d'urbanisme plutôt utopiste. Le Plateau («m'brato» en langue tchaman) est habité par les colons. Au nord, on retrouve la ville habitée par les colonisés. Les deux zones sont séparées par la caserne militaire Gallieni, à la place de l'actuel palais de justice.
Près du port et le long d'un terrain de pétanque, naît le boulevard de Marseille. La légende raconte que, derrière les premières huileries de Blauhorn, à Cocody, des colons facétieux qui avaient «emprunté» une plaque d'une célèbre rue marseillaise, ont rebaptisé rue de la Canebière une piste de sable. Un hippodrome est construit dans le sud de la ville qui ne cesse de s'agrandir.
Au Plateau, dans les années 1940, l'hôtel Bardon s'agrandit et devient l'hôtel du parc, le premier hôtel climatisé d'Afrique francophone où travailleront le premier barman et le premier maître d'hôtel africains.
Dans les années 1940 et 50, à l'instar du Caire, de Tanger ou d'Istanbul, Abidjan participe à l'imaginaire populaire des nids d'espions et des gentlemen-voyous en eaux troubles.[15]
En 1951, les autorités coloniales décident de faire construire le canal de Vidri[16] pour que les navires à fort tirant d?eau puissent venir accoster aux quais de Treichville et y aménagent un des rares port africains en eaux profondes. L'eau chaude de la lagune n'doucé subira une chute de température. Abidjan que l'on appelle alors la Perle des lagunes entre dans une période faste qui durera jusque dans les années 1980.
[] Après l'indépendance
Après l?indépendance, en 1960, l?ancienne ville des colons devient le centre administratif et des affaires, siège de la présidence. L'axe au sud de Treichville, en direction de l'aéroport international et des plages, devient le quartier des européens et de la classe moyenne abidjanaise. C'est là qu'en novembre 2004, se concentreront les émeutes anti-françaises et les pillages. Le quartier de Cocody, célèbre par un gentleman incarné au cinéma par Jean Marais, et qui, dans le schéma urbanistique colonial devait être un vaste quartier indigène, devient un quartier chic où se trouvent notamment la résidence présidentielle, l'ambassade de France, l'hôtel Ivoire qui, pendant très longtemps, sera le seul d'Afrique à disposer d'une patinoire, et, depuis 2006, la plus grande ambassade américaine d'Afrique. De vastes zones populaires se sont développées entre ces pôles, prolongées par des zones d'habitats précaires et de misère nourries par l'exode rural et l'exploitation de l'immigration sous-régionale.
En 1983, le village de Yamoussoukro (littéralement la ville de la reine Yamousso)[17],[18], situé au centre du pays, devient la nouvelle capitale administrative et politique de la Côte d'Ivoire[19],[20] sous l'impulsion du président Félix Houphouët-Boigny qui en était originaire[21]. Celui-ci rêvait de transformer son village natal en un Brasilia des savanes africaines[22]. La nouvelle capitale, un important n?ud routier plus qu'un pôle commercial actif, n'a cependant jamais porté ombrage à Abidjan sur le plan industriel, commercial et économique[23].
Depuis 1999, Abidjan est pénalisée par le désastre politique et économique ivoirien[24]. Depuis les années 1980, malgré des améliorations indéniables, on assiste, à cause de la négligence des fonctionnaires responsables et de la corruption, à une dégradation générale de la ville d'Abidjan et à une aggravation de sa pollution. En 2006, les intoxications massives des populations par des produits polluants déversés dans les décharges publiques en sont une illustration et un drame inévitable.[25](affaire du Probo Koala).
[] Politique
[] Administration
[] Organisation
Autrefois gérée par un administrateur des colonies, l'administrateur du cercle des lagunes[26],[27],[28], assisté de notabilités désignées, Abidjan est érigée en commune en 1956. Son premier conseil municipal fut élu le 18 Novembre 1956. Le premier maire élu d'Abidjan fut, dans le contexte de la loi-cadre de 1956, Félix Houphouët-Boigny. Une loi de 1978[29] institua vingt-sept communes de plein exercice sur le territoire du pays. C'est en application de cette nouvelle organisation que Emmanuel Dioulo fut élu maire d'Abidjan le 30 novembre 1980[30].
| Date d'élection | Identité | Parti | Qualité | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1956 | Félix Houphouët-Boigny | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| Antoine Filidori | Industriel | nommé | ||
| Jean Porquet | Industriel | nommé | ||
| Antoine Konan Kanga | PDCI-RDA | Homme politique | nommé | |
| 1980 | Emmanuel Dioulo | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
| 1985 | Mobio N'Koumo | PDCI-RDA | Homme politique | élu |
Depuis 2001, la ville n'est plus dirigée par une mairie centrale : Abidjan a été érigée en district et englobe, en plus de dix communes urbaines, les trois nouvelles sous-préfectures d'Anyama, Songon et Bingerville. Le poste de maire d'Abidjan a été remplacé par celui de Gouverneur du district, nommé par le chef de l'État, poste actuellement occupé par Pierre Djédji Amondji.
Chacune des 10 communes possède son propre conseil municipal dirigé par un maire. Les dernières élections municipales ont été organisées en mars 2001.
| Commune | Maire | Parti politique |
|---|---|---|
| Abobo | Adama Toungara | RDR |
| Adjamé | Youssouf Sylla | RDR |
| Attécoubé | Danho Paulin | PDCI-RDA |
| Cocody | Jean-Baptiste Gomont Diagou | FPI |
| Le Plateau | Akossi Noel Bendjo | PDCI-RDA |
| Yopougon | Gbamnan Djidan Jean Félicien | FPI |
| Treichville | François Amichia | PDCI-RDA |
| Koumassi | N'Dohi Yapi Raymond | PDCI-RDA |
| Marcory | Marcellin Akanda Assi | FPI |
| Port-Bouët | Hortense Aka-Anghui | PDCI-RDA |
Abobo, Adjamé, Attécoubé, Cocody, Plateau et Yopougon sont situées au nord de la lagune Ébrié (d'où l'appellation de « Abidjan nord »). Il s'agit de la partie continentale d'Abidjan.
Treichville, Koumassi, Marcory et Port-Bouët font partie d'Abidjan sud.
Blokosso et Locodjro sont des villages inclus au sein de la ville et qui y maintiennent une identité culturelle en milieu urbain
[] Contexte régional
Administrativement, Abidjan est située dans la Région des Lagunes qui regroupe également les villes d'Alépé, Dabou, Grand-Lahou, Jacqueville, Tiassalé et Bingerville.
[] Institutions
La majeure partie des institutions ivoiriennes se situe à Abidjan (jusqu'à la fin du transfert de la capitale ivoirienne vers Yamoussoukro) : La présidence se situe à Cocody[31]. La Primature[32], le Parlement, le Conseil constitutionnel, la Cour Suprême (cour de cassation, conseil d'état et la cour des comptes), la Grande Chancellerie de l'ordre national, le Conseil économique et social? se situent à Abidjan. Toutefois, l'actuel président, Laurent Gbagbo, élu en 2000, a décidé de rendre effectif le projet de faire de Yamoussoukro la capitale politique de la Côte d'Ivoire, malgré les événements qui, depuis 2002, paralysent le pays[33] [34]. Cette décision récente fait l'objet d'un consensus de la part des responsables politiques du pays.
Nombreux sont les ministères installés au au Plateau[35], à la cité administrative d'Abidjan, au boulevard Carde ou au boulevard Angoulvant (non loin de la cathédrale Saint-Paul d'Abidjan), ou ailleurs dans les grands buildings de la commune.
Liste non exhaustive :
- Communication : Cité administrative Tour C (22e étage)
- Affaires Étrangères : Bloc ministériel Boulevard Angoulvant - Le Plateau
- Economie et Finances : Immeuble Sciam (16e étage)
- Agriculture : Immeuble Caistab 24, (25e étage)
- Solidarité et Victimes de guerre : Cité administrative Tour B (14e étage)
- Justice et Droits de l'Homme : Bloc Ministériel Boulevard Angoulvant - Le Plateau
- Fonction publique et emploi : Boulevard Angoulvant (face collège Notre-Dame du Plateau)
- Réconciliation : Immeuble la Nationale d?Assurance (3e étage)
- Mines et énergie : Immeuble Sciam (15e étage)
- Éducation nationale : Cité administrative Tour D (28e étage)
- Enseignement technique et formation professionnelle : Cité Administrative Tour C (10e étage)
- Infrastructures économiques : Immeuble Postel 2001 (23e étage)
- NTIC : Immeuble Postel 2001 (21e étage) - L'étincelant ministère des Postes et des Télécommunications est à l'angle de l'avenue Marchand et de la rue Lec?ur, tout en rondeurs et en courbes partant à l'assaut du ciel, forme un contraste frappant avec les constructions voisines, aux lignes nettement plus géométriques.
- Commerce : Boulevard de la Cathédrale, Immeuble CCIA (26e étage)
- Enseignement supérieur et recherche scientifique : Cité administrative Tour B (17e étage)
- Lutte contre le Sida : Immeuble CAISTAB (7e étage)
- Industrie et promotion du secteur privé : Boulevard de la Cathédrale, immeuble CCIA, (15-16-20-22es étages)
- Environnement, eaux et forêts : Cité administrative, tour D (11e étage)
- Sports, Jeunesse, Loisirs et éducation civique : Immeuble SOGEPHIA (2e et 3e étage)
- Famille, femmes et affaires sociales : Cité administrative, tour E (16e, 17e et 18e étage)
- Tourisme et Artisanat : Immeuble Postel 2001 (15e étage)
- Culture et Francophonie: Boulevard Carde Cité administrative, tour E (22e étage)
[] Sécurité
Malgré les efforts entrepris conjointement par le Ministère de l'intérieur et le district d'Abidjan, l'insécurité persiste comme dans presque toutes les capitales africaines.
Depuis 2004, lorsque quasiment tous les prisonniers d'Abidjan (MACA?)[36] sont sortis de prison, l'insécurité a fortement augmenté : augmentation des crimes et des délits, augmentation de la saisie de drogue. Outre la présence de la police, de la gendarmerie, des forces impartiales (ONUCI dont le siège se situe à Attécoubé et une grande base à Biétry), des militaires français basés à Port-Bouët et de l'armée ivoirienne, ont été créés dans les années 2000 la CECOS ainsi que plusieurs agences de sécurité privées.
En 2007, Danger Permanent de Pierre Laba sort au cinéma, un film traitant du le laxisme des policiers face au banditisme dans les grandes villes africaines à l'image de la capitale ivoirienne
[] Police
Abidjan est divisée en arrondissements dont chacun dispose d'un commissariat. On distingue la police municipale et la police nationale.
La Gendarmerie et le CECOS (Centre de commandement des opérations de sécurité) accompagnent la police.
[] Le phénomène « Drogues »
Depuis les années 2000, la Côte d'Ivoire connaît une forte hausse du trafic de drogue. Chaque semaine, la police découvre 2 fumoirs de drogue et interpelle près de 10 trafiquants. Les fumoirs de drogues poussent surtout dans les quartiers précaires comme Koumassi (une petite partie), Marcory (une petite partie), Abobo, Yopougon, Adjamé Bramokoté. Les enquêtes montrent que cette drogue provient d'Asie[37] répondant à une récente hausse de demande des jeunes chômeurs et vagabonds ivoiriens. La Police ivoirienne est de plus en plus centrée sur la lutte contre le trafic et la consommation de drogue dans le district d?Abidjan. Un rapport de l'Office des nations unies affirme que l?Afrique de l'Ouest joue un rôle de plus en plus important dans le transit de la cocaïne latino-américaine vers l?Europe[38]. Selon une enquête de la commission de lutte contre le trafic de drogue des Nations unies, 46 % de la jeunesse en Afrique de l?Ouest est dépendante de la drogue. En mai 2007, sept fumoirs ont été détruits et 191 personnes interpellées dont un militaire.[39],[40]
[] Base militaire française
Abidjan abrite, à Port-Bouët, une des 5 bases militaires françaises existant encore en Afrique (avec Dakar, Libreville, Bouar en Centrafrique et Djibouti). Un millier de personnes y vivent, autour du 43e BIMA qui y est stationné de façon permanente en application des accords de défense établis le 24 avril 1961 et liant les deux pays[41].
La présence de cette base militaire française sur le territoire de Côte d'Ivoire après l'indépendance du pays a constitué un facteur-clé de la politique du pays depuis 1960.
[] Relations et partenariats
[] Diplomatie et organes internationaux
Abidjan est le siège régional des plus grandes institutions internationales : UNICEF , PNUD, OMS, PAM, UNOPS[42], FNUAP [43], OIT, FMI, etc.
Les grandes nations du monde ont toutes une représentation à Abidjan dont la plupart desservent la sous-région[44],[45],[46],[47],[48],[49],[50].
C'est à Abidjan que se situe l'ambassade américaine de l'Afrique de l'Ouest[51] ainsi que la Banque africaine de développement (la BAD)[52], déplacée pour un certain temps à Tunis, qui est la plus importante institution financière du continent africain.
[] Jumelages
La ville est jumelée avec :
Tianjin en Chine
Marseille en France
São Paulo au Brésil
San Francisco au États-Unis
Alfortville en France (jumelée avec cocody)
Kumasi au Ghana (jumelée avec Treichville)
[] Divers
Abidjan a été le lieu de villégiature, dans les années 1980, de Jean-Bedel Bokassa après son éviction du pouvoir en Centrafrique.
[] Société
[] Démographie
Abidjan n'existait pas au début du XXe siècle. En 1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50?000 habitants (fin 1948). Pour atteindre le million d'habitants à la fin de l'année 1975, il fallut qu'elle progressât de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980.
On peut supposer que, dans les vingt dernières années du siècle, le taux de croissance d'Abidjan aura évolué dans une fourchette de 3 à 6 %[53].La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les départs compensent en partie les arrivées. Les flux migratoires positifs ont amené, dans l'année qui a précédé le recensement de 1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des régions ivoiriennes et 30 000 de l'étranger. De Côte d'Ivoire sont venus surtout des Akan (sud-est, 48 %), puis des Mandé (nord-ouest, 24 %) et des Krou (sud-ouest, 20 %). De l'étranger sont arrivés des Burkinabé (30 %), des Maliens (22 %), des Ghanéens (19 %), des Nigériens (11 %), des Guinéens (9 %)[54]. Parmi les non-africains, les Libanais sont plus nombreux que les Européens, et que les Français sont plus nombreux que tous les autres Européens réunis. Tous ensembles, les non-africains ne représentent guère que 3 % de la population abidjanaise, mais il s'agit tout de même d'un record pour la région.
Le dernier recensement de la population du pays a eu lieu en 1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville[55].
Les chiffres de 2006 estiment la population abidjanaise à 3 796 677 habitants. En 2006 l'agglomération d'Abidjan compte 5 060 858 d'habitants. Cette augmentation de la population est notamment due aux déplacés de guerre depuis les évènements de septembre 2002. La ville accueille beaucoup d'habitants à la recherche à la fois d'emplois et d'un hébergement plus sûr.
Il est prévu d'organiser un nouveau recensement en 2008.[56].
| 1920 | 1946 | 1970 | 1978 | 1998 | 2003 |
|---|---|---|---|---|---|
| 1000 | 48 000 | 500 000 | 1 200 000 | 3 125 890 | 3 660 682 |
| Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes | |||||
[] Langues
La langue traditionnelle de la ville était l'ébrié. Depuis l'indépendance, la langue officielle à Abidjan et dans toute la Côte d'ivoire est le français. Le français parlé à Abidjan est appelé le français populaire ivoirien ou français de moussa. Celui-ci se distingue du français standard par la prononciation. Une autre forme de français parlé à Abidjan est le nouchi qui est une sorte d'argot parlé surtout par les jeunes. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population commerçante d'Abidjan, est le dioula. Enfin, la ville accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées : l'attié, le baoulé, le bété, le wobé?
Abidjan est encore entouré de plus de trente villages ou l'on parle essentiellement le baoulé et l'ébrié.
[] Éducation
En Côte d'Ivoire, le taux de scolarisation est de 74 %[57] et l'accès à l'enseignement secondaire est limité par un concours d'entrée en sixième à l'issue duquel 1/3 des élèves est admis à poursuivre ses études[58]. 24 % de la population scolarisée réside à Abidjan, pour 20 % de la population. Abidjan est le lieu des principaux établissements d'enseignement en Côte d'Ivoire. Parmi eux figure le lycée Blaise-Pascal d'Abidjan qui est une école française (on entend par école française une école qui a signé une convention avec l'ADFE[59]).
[] Santé
La ville dispose d'une offre de soins complète. Outre les nombreux centres de Tradipratiques et de médecine traditionnelle, les établissements anarchiques de ventes de médicaments en pleine rue, il existe de nombreux centres de santé et des pharmacies, de nombreuses pharmacopées. La ville comporte plus de cinquante polycliniques, et plus de soixante établissements spécialisés (vétérinaire, dermatologie, dentistes, optométrie, maternité, psychologie, pédiatrie, etc.).
[] Urbanisme et habitat
Les quartiers modernes comme Le Plateau ou Cocody ont connu un développement « à l'européenne » avec la construction de grandes tours de bureaux, buildings transparents, et d'immeubles d'habitation « classiques ».
Les quartiers traditionnels comme Treichville ou Marcory ont maintenu le système des « concessions » où les logements sont contigus à l'usine et le système de la « cour » collective autour de laquelle sont construites plusieurs habitations, ce qui respecte l'organisation habituelle et multi-séculaire des villages africains[60].
Le quartier de Cocody abrite aussi de nombreuses villas en bois de plain-pied ou à un étage, au milieu de vastes jardins où règne une végétation luxuriante entretenue par les pluies abondantes qui arrosent la ville. Depuis quelque temps, une certaine « mode », pour ses habitants (très) aisés, a conduit à la construction, dans le quartier de Cocody, de villas imitant les temples grecs.
Par ailleurs, de nombreuses maisons sur pilotis ont été construites sur le pourtour de la lagune Ebrié.
L'hôtel de ville, bel exemple d'architecture moderniste, est l'?uvre de l'architecte Henri Chomette .
[] La désorganisation du réseau urbain
Le réseau urbain apparaît désorganisé. En effet, Abidjan, ville immense contenant 2 500 000 âmes, voit sa population doubler tous les sept ans depuis 1945. Les populations rurales attirées par les opportunités d?avenir de la ville forment l'essentiel des flux migratoires entrants. Ainsi Abidjan représente 45 % des citadins de la Côte d?Ivoire et 20 % de la population totale du pays. Cependant, si un important essor a été remarqué depuis un demi-siècle, sa croissance n'avoisine maintenant plus que les 4,5 % par an (comparé à 10 % de 1960 à 1990) et nous ne trouvons plus que 1/3 de ruraux qui participent à l?accroissement de la ville (2/3 de 1960 à 1990). Malgré cette diminution, la ville est toujours la plus peuplée en comparaison à la seconde ville la plus importante du pays, Bouaké (1 500 000 habitants) ou à la capitale politique, Yamoussoukro (100 000 habitants).
[] Le problème de l'insalubrité urbaine
Malgré l'Affaire du Probo-Koala en 2006[61], l'insalubrité qui touche fortement l'Afrique pourrait être résolue à Abidjan. En effet, un contrat a été signé entre la Chine et la Côte d'Ivoire : une société chinoise de traitement d'ordures urbaines et industrielles envisage de traiter tous les déchets du district ; cette transformation passera aussi par la création d'une importante société de nettoyage quotidien. Le projet est financé à 60 % par la Chine et 40 % par la Côte d'Ivoire. Un gigantesque centre de traitement de déchets se construit à Attengué. 15 000 emplois permanents et 5 000 emplois saisonniers seront créés à travers ce projet.[62].
[] Réhabilitations urbaines
Le dernier programme de renforcement de la voirie d'Abidjan, qui a conduit au raffermissement de certaines voies de la capitale, date de 1994. Depuis le mois de mai 2007, la société AGEROUTE (Agence de gestion des routes) entreprend de grands travaux à Abidjan et Anyama : ces ouvrages concernent les routes très dégradées qui souffrent du manque d'entretien, des fortes pluies et des manifestations, les caniveaux, les routes non bitumées[63],[64]. Le District et le BNETD projettent de réhabiliter et construire 400 à 500 kilomètres de route, avec une qualité leur assurant 15 à 20 ans de durée de vie.
Les travaux actuellement en cours portent sur la réhabilitation des routes d'Abidjan et Anyama, la construction de caniveaux, le bitumage des routes en terre et l'assainissement de la ville par la construction d'égouts.
Ces réhabilitations concernent l'ensemble des communes abidjanaise, certaines ont déjà débuté:
- À Cocody, pour un coût de 3 milliards de Francs CFA, il a été procédé à la reconstruction de la Corniche, une des voies les plus empruntées de la commune. La reconstruction a été prolongée par la construction du barrage de l?Écréteur, situé au Carrefour de la Vie, permettant de filtrer toutes les eaux de ruissellement de leurs déchets, avant qu'elles ne se jettent dans la lagune.
- À Yopougon, la réhabilitation du névralgique Carrefour Sable se poursuit par la construction d'un dalot de 200 mètres de long destiné à freiner le trainage des eaux usées, principale cause de la dégradation des voies.
- À Abobo l'ampleur de la dégradation de la route exige un investissement important, la confection de caniveaux et la pose de dalot pour assurer un bon assainissement. La réhabilitation des voies et routes se poursuit.
[] Économie
[] Industrie
La Région des lagunes est la région la plus industrialisée du territoire national.
Ses industries sont principalement le Bâtiment et travaux publics avec la présence de grands groupes industriels français : SETAO, COLAS, Bouygues, Jean Lefebvre.
On compte ensuite l'industrie textile avec le conditionnement du coton cultivé dans le nord soit pour l'exportation soit pour sa transformation sur place en pagnes, toiles, batiks et vêtements divers. Le secteur du textile, très dynamique, représente 15,6 % des investissements nets, 13 % du chiffre d'affaire et 24 % de la valeur ajoutée de l'industrie ivoirienne.
On dénombre plusieurs puits de pétrole au large de la côte en exploitation off-shore (la Côte d'Ivoire est un pays producteur de pétrole, même si elle n'est pas auto-suffisante en ce domaine), ce qui conduit à la présence d'industrie chimique avec les raffineries de pétrole[65], et un port pour hydrocarbures.
On y travaille également les pierres et des métaux précieux pour l'exportation[66],
Revue de presse Abidjan

