Selection Videos Abbaye%20aux%20Dames
GIORGIO @ CAEN 2007
Concerto finale axe vale orchesra caen
concerto pour clarinette adrian carpenter
Peacefully Swan - Uncle jelly Fish

Attention nous ne sommes pas responsable du contenu, eBabylone collecte les infos de sites tiers
Livres
La tapisserie de la Genèse

Yves Blomme
Association des tapisseries de l'Abbaye-aux-Dames
Violon : Les grandes méthodes romantiques de violon (Méthodes et traités)

Charles-Auguste de Bériot
J. M. Fuzeau
Philippe Fontaine : Exposition, Musée Mandet, Riom, 12 juin-12 septembre 1999, Abbaye aux Dames, Saintes, janvier-février 2000

Anne Chanonat
Brô, paysages et figures : Exposition, Abbaye-aux-Dames, Caen, 27 septembre-30 novembre 1996

Conseil régional Basse-Normandie

Amazon

Flickr Badge Abbaye

Revue de presse Abbaye_aux_Dames
shout shout

var wgArticlePath = "/encyclopedie_$1";

Abbaye aux Dames

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Abbaye aux Dames (homonymie).
Abbaye aux Dames
Latitude
Longitude
Non renseigné
(Chercher ce lieu)
 
Ville Caen
Pays
France
Région Basse-Normandie
Département
Calvados
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la
construction
XIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style(s)
dominant(s)
Roman et classique
Classé(e) CLMH, liste de 1840

L'abbaye aux dames est l'une des deux grandes abbayes de Caen. L'église abbatiale de la Trinité abrite depuis 1083 le tombeau de Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant. L'abbaye est le siège du Conseil régional de Basse-Normandie depuis 1986.

Sommaire

[] Histoire

Guillaume le Conquérant épouse sa cousine Mathilde de Flandre, mais leur mariage est prohibé par Léon IX pour cause de trop grande consanguinité. En contrepartie du pardon accordé par le Pape Nicolas II, ils fondent à Caen en 1059 deux abbayes bénédictines : l'abbaye aux Hommes dédiée à saint Étienne, et l'abbaye aux Dames dédiée à la Trinité. Les travaux de l'église de l'abbaye aux Dames commencèrent en 1062 et furent achevés en 1130. On commença par le chevet, au XIe siècle, puis on ajouta de petits arcs-boutants à l'extérieur pour renforcer l'édifice. Le 18 juin 1066, a lieu la dédicace de l?abbatiale de la Trinité encore en travaux. Mathilde est morte en 1083 et son tombeau se trouve toujours dans le ch?ur de l'église. Pendant la Révolution française, les religieuses furent chassées de l'abbaye en 1791, pour y revenir en 1820 - quand l'Abbaye devint « Hôtel-Dieu » - et y restèrent jusqu'en 1980. En 1865 l'église de l'abbaye devint église paroissiale du quartier et fut profondément restaurée. Au XVIIIe siècle, la voûte a été démolie pour être reconstruite. Au XIXe siècle, la façade et les tours ont été reconstruites intégralement. En juin 1944, pendant le débarquement allié et la bataille de Caen, l'église et l'abbaye furent relativement épargnées par les bombardements, alors que la ville fut en grande partie détruite. Une dernière restauration de l'intérieur de l'église intervint entre 1990 et 1993.

[] Liste des abbesses de l'abbaye aux Dames

Établie en 1764 par Victor Ruprich-Robert, architecte du gouvernement[1].


  • Mathilde de Normandie
  • Cécile de Normandie et d'Angleterre (1113-1127)[2]
  • Isabelle de Blois (1127-1128)
  • Béatrix de Hugueville (1128-1141)
  • Denise d'Échauffour (1141-1160)
  • Jeanne de Coulonges (1160-1181)
  • Mathilde d'Évreux (1181-1194 ou 1198)
  • Isabelle d'Yvetot (1194 ou 1198- 1202)
  • Adèle de Thibouville (1202-1215 ou 1217)
  • Julienne de Saint-Cellerin (-1256)
  • Béatrix de Cambremer ou de Cambernon (1256-1289)
  • Aimée de Gournay ou Amice de Gournou (1289-1293)
  • Mathilde d'Angleterre
  • Nicole de Goulevas, ou de Tollevast, ou de Chambly (-1329)
  • Mathilde de Querville (1329-1340)
  • Georgette de Moley (1340-1376)
  • Marie de Lorme (1376-1401)
  • Marie de Varignières (1401-1414 ou 1417)
  • Mathilde de Varignières
  • Blanche d'Auberville (1470)
  • Catherine Le Vicomte (-1482)
  • Agnès de Thieuville (1482-1491)
  • Renée de Bourbon (1505)
  • Isabeau de Bourbon (1531)
  • Catherine d'Albret (-1532)
  • Marguerite Le Valois (1532-1531 ou 1539)
  • Louise de Mailly (1531 ou 1539-1554)
  • Anne de Montmorency (1554-1588)
  • Madeleine de Montmorency (1588-1598)
  • Laurence de Budos (1598-1650)
  • Marie-Léonor de Rohan (1650-1681)
  • Margueritte-Henriette Gouffier de Rouannes (-1698)
  • Anne-Madeleine de Cochefilet de Vaudes
  • Gabriele-Françoise de Froulay de Tessé (1720)
  • Françoise de Froulay de Tessé (-1729)
  • Marie-Anne de Scaglia de Verrue (1729-1754)
  • Cécile-Geneviève-Émilie de Belzunce de Castelmoron (1754-1787)
  • Marie-Aimée-Jacqueline le Doulcet de Pontécoulant (1787-1792)

[] Architecture

Plan de l'abbaye en 2008
Plan de l'abbaye en 2008

[] Église abbatiale de la Trinité

Plan de l'abbatiale en 1863
Plan de l'abbatiale en 1863

Les dimensions de l'église abbatiale de la Trinité sont plus modestes que celles de l'abbaye aux hommes, l'abbatiale Saint-Étienne. Néanmoins si sa nef est plus courte, moins large et plus basse, l'église de la Trinité est aussi plus ornementée et décorée que son illustre compagne.

Force est de constater que la façade ne présente ici ni la même simplicité, ni la même puissance qu'à Saint-Étienne; le principe de façade harmonique y est néanmoins le même: deux tours carrées encadrant la façade rectiligne de la nef. Quatre contreforts délimitent verticalement la façade de la nef et les souches des deux tours. L'étage inférieur des tours comprend un porche élevé; le second niveau n'est percé que d'une petite baie en plein cintre non moulurée; le troisième niveau est décoré de trois arcatures aveugles dont les archivoltes moulurées reposent sur des colonnettes; le quatrième étage est couvert d'étroites arcatures très élancées et décorées. Une rangée d'oeils-de-b?ufs, de gargouilles et enfin, une balustrade de la période classique viennent achever quelque peu maladroitement ces deux tours. Le portail principal a été défiguré au XIXe siècle par un tympan sculpté figurant la Sainte Trinité; le deuxième étage est percé de trois larges baies; le troisième d'arcatures aveugles encadrant deux baies moulurées. Le tout est couronné d'un gable décoré. Un cordon saillant relie la base des baies de chaque étage.

La nef est bordée d'arcades en plein cintre surmontées d'une galerie (triforium) qui sert d'appui à la voûte d'ogive. C'est la première voûte d'ogives construite en Normandie, elle date de 1130. Le transept au centre de l'église accueille l'Autel. Le transept nord est roman, il ouvre sur une absidiole (la chapelle du Saint-Sacrement) qui abrite le tabernacle. Le transept sud présente des colonnes gothiques intégrées dans la décoration romane. Le ch?ur se termine en abside ornée de quatre colonnes et d'une galerie décorée d'animaux fantastiques. On trouve également une crypte présentant de nombreuses colonnes. L'emprise au sol de l'église abbatiale est de 1594 m² (80m de long ; 19m de large dans la nef, 32m entre les deux transepts)[3].


[] Tombe de la Reine Mathilde

La reine Mathilde repose dans un tombeau situé dans le ch?ur de l'abbatiale. Sur la dalle funéraire qui protège le caveau, est gravée l'inscription suivante :

EGREGIE PVLCHRI TEGIT HEC STRVCTVRA SEPVLCRI:
MORIBUS INSIGNEM, GERMEN REGALE, MATHILDEM:
DVX FLANDRITA PATER HVIC EXTITIT, ADALA MATER:
FRANCORUM GENTIS ROTBERTI FILIA REGIS:
ET SONOR HENRICI, REGALI SEDE POTITI:
REGI MAGNIFICO WILLELMO IVNCTA MARITO:
PRESENTEM SEDEM, PRESENTEM FECIT ET EDEM:
TAM MVLTIS TERRIS QVAM MVLTIS REBVS HONESTIS:
A SE DITATAM SE PROCVRANTE DICATAM:
HEC CONSOLATRIX INOPVM, PIETATIS AMATRIX:
GAZIS DISPERSIS, PAVPER SIBI, DIVES EGENIS:
SIC INFINITE PETIIT CONSORTIA VITE:
IN PRIMA MENSIS, POST PRIMAM, LVCE NOVEMBRIS


Traduction proposée par Jean-Jacques Bertaux[4] : « Ce magnifique tombeau recouvre la sépulture de Mathilde de m?urs et de race royale. Elle a pour père le duc de Flandre, pour mère Adèle, fille du roi de France Robert, et s?ur d'Henri qui régna sur le trône. Elle fut l'épouse du grand roi Guillaume. Elle fit bâtir cette église et la combla de biens, lui donnant terres et toutes choses nécessaires. Elle fit célébrer la dédicace. Consolatrice des pauvres, aimant la piété, pauvre pour elle-même, elle ne fut riche que de ses dons aux pauvres. Elle gagna ainsi d'avoir part à la vie qui ne finit pas le premier du mois de novembre, après prime. »

[] Notes et références

  1. ? Victor Ruprich-Robert, L'église Ste-Trinité (ancienne Abbaye-aux-dames) et l'église St-Étienne (ancienne Abbaye aux Hommes) à Caen, Hardel, Caen, 1864 [(fr) texte intégral (page consultée le 30 mai 20087)]
  2. ? Toutes les dates citées dans ce chapitre proviennent de la revue culture normande, n°32, 2006 et n°33, 2006 [pdf]
  3. ? Géoservices du Conseil général du Calvados
  4. ? Directeur honoraire du musée de Normandie à Caen

[] Sources et bibliographie

  • Lucien Musset, La Normandie Romane, 1. Basse-Normandie, La Pierre-qui-Vire, éditions Zodiaque, 1967
  • Affichage informatif de l'église
  • Maylis Baylé, "Caen : abbatiale de la Trinité (Abbaye-aux-Dames)" dans L'Architecture romane en Normandie, Condé-sur-Noireau, Editions Charles Corlet, Caen. Presse de l'Université de Caen, 1997, T. 1, p. 50-55.
  • Baylé, Maylis, La Trinité de Caen, sa place dans l'histoire de l'architecture et du décor romans, Genêve, Droz, 1979, 235 p.

[] Voir aussi

[] Liens externes

commons:Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur l'abbaye aux Dames.

 

shout
Réagissez


Attention! tous les commentaites inaproprié seront supprimés
Titre:
Video YouTube ou google: (doit être en rapport avec le sujet)
Votre mail:
Un pseudo:
Votre site:
Commentaire (le html n'est pas autorisé, nombre de caractère maximum = 400)
  save (Comment eBabylone 1.0 beta)

Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye aux Dames
Base de liens  |  Ajouter lien  |  Contact Rss
On est 15 visiteur(s) en ligne
Server 2.0