La première lettre de l'alphabet phénicien, souvent nommée ??lef par analogie avec l'alphabet hébreu, était une consonne (l'alphabet phénicien était un abjad qui ne notait pas réellement les voyelles) correspondant non pas au son [a] mais au coup de glotte [?]. Elle signifiait également « tête de b?uf » (rappelons d'ailleurs qu'un A à l'envers prend la forme d'une tête de b?uf) ; et son écriture provenait d'une stylisation du caractère proto-sinaïtique. Cette consonne, sous une autre forme, était également la première consonne de l'alphabet ougaritique, à qui l'on doit l'ordre levantin.
L'alphabet grec fut créé sur le modèle de l'alphabet phénicien. Le grec n'utilisait pas le coup de glotte et son alphabet devait transcrire les voyelles ; la première lettre de l'alphabet phénicien fut donc utilisée par l'alphabet grec pour écrire le son [a]. La lettre ainsi créée fut nommée « alpha », écrite « ? », puis lorsque l'alphabet devint bicaméral, « ? » en minuscule. En grec, alpha provient de la prononciation sémitique ancienne (qu'on ne peut reconstituer avec précision), et ne signifie rien, ainsi qu'il en est des autres lettres (béta, gamma, delta, etc.).
La lettre s'est ensuite transmise à l'alphabet latin par l'intermédiaire de l'alphabet étrusque, lui-même dérivé de l'alphabet grec « rouge » employé en Eubée (voir l'article Histoire de l'alphabet grec) ? alphabet que les Étrusques avaient appris à Pithékuses (Ischia), près de Cumes. En passant dans l'alphabet latin, les lettres ayant perdu leur nom pour se réduire le plus souvent à leur son, l'alpha grec a été rebaptisé a.
[] Typographie
La lettre a minuscule moderne dérive de l'écriture grec, qui évolua depuis une graphie similaire à la capitale actuelle vers une forme circulaire avec une projection vers le IVe siècle.
Il existe également une ligature de la lettre A avec la lettre E, Æ/æ, utilisée en danois, en féringien, en islandais, en norvégien et parfois en français.
[] Français
En français, a- est un préfixe privatif : il indique l'absence d'une quantité, voir inverse la signification d'un mot. Par exemple ; anormal, asymétrique...
A est utilisée dans la dénomination des voies de circulation, notamment en France et en Suisse, pour désigner les autoroutes. Exemple : A6.
En France, un A (abréviation de apprenti) rouge sur un disque blanc doit être collé a l'arrière des voitures des « jeunes conducteurs » pendant les 2 années qui suivent le passage du permis de conduire.
Notation scolaire :
Dans le système de notation scolaire de cinq lettres, A B C D E, la lettre « A » correspond à la meilleure note.
A était aussi autrefois, dans les écoles, universités, etc., la meilleure note qu'il était possible d'avoir avec A+.
<a> est la balise (X)HTML marquant un hyperlien. Le nom vient de l'abréviation de anchor (ancre en anglais).
En 1996, des parents suèdois ont donné à leur enfant le prénom Brfxxccxxmnpcccclllmmnprxvclmnckssqlbb11116 (qui se prononce /?al?bin/, c'est à dire "Albin"), ce qu'un tribunal refusa. Les parents ont ensuite voulu changer le prénom en "A", ce que refusa à nouveau le tribunal, les prénoms d'une lettre étant interdits en Suède.