Église Saint-Roch de Paris
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| Ville | ||||
| Pays | ||||
| Culte | Catholique romain | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattaché à | Archidiocèse de Paris | |||
| Début de la construction |
1653 | |||
| Fin des travaux | ||||
| Style(s) dominant(s) |
Baroque | |||
L?église Saint-Roch est une église du 1er arrondissement de Paris, située au 284 rue Saint-Honoré, bâtie entre 1653 et 1722 sur les plans initiaux de Jacques Le Mercier. Longue de 126 mètres, de plan médiéval, c?est l'une des plus vastes de Paris.
Le parvis de l?église fut le théâtre de combats durant l?insurrection royaliste du 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795). Pillée à la Révolution, l?église a récupéré une partie de son patrimoine et récupèrera de nombreuses d'?uvres d?art provenant d'autres églises parisiennes. Toujours en activité, elle reste connue comme la paroisse des artistes par allusion au nombre d?entre eux qui y ont été enterrés ou dont on y a célébré les obsèques et de la riche collection d??uvres d?art qui y est conservée.
Sommaire |
[] Histoire
Anne d?Autriche, accompagnée de son fils, le futur Louis XIV pose la première pierre de l?édifice le 23 mars 1653 à l'emplacement d'une petite chapelle du XVIe siècle dédiée à Sainte Suzanne. La construction s?étalera jusqu?en 1722 sous l?égide des architectes Jacques Le Mercier, Étienne-Louis Boullée , Jules Robert de Cotte, Jules Hardouin-Mansart, Pierre Bullet et Robert de Cotte. Faute de financement, la construction est interrompue en 1660 où seuls le transept et la dernière travée de la nef étaient achevés. En 1690, le ch?ur et transept sont terminés mais ne sont protégés que d?un plafond provisoire en bois. A partir de 1701, Jules Hardouin-Mansart entreprend l?ajout d?une chapelle dédiée à la Vierge se composant d'un vaisseau central elliptique entouré d'un déambulatoire que Pierre Bullet achèvera après sa mort. Une nouvelle fois interrompus, les travaux reprendront en 1719 grâce à un don du banquier Law qui finance la toiture et la façade de l?église. Entre 1728 et 1736, Robert de Cotte ajoute une tour à droite du ch?ur. En 1735, une tour de la façade est détruite. Robert de Cotte trace les plans pour une façade à deux étages mais c'est probablement son fils Jules-Robert qui la réalise en 1739. Le niveau inférieur est orné de colonnes doriques, le niveau supérieur de colonnes corinthiennes. En 1754, Jean-Baptiste Marduel fait construire par Louis-Etienne Boullée la chapelle dédiée au Calvaire et qui sera profondément remaniée au milieu du XIXe siècle. Il fait appel à quelques-uns des plus illustres artistes de son temps pour la décorer, parmi lesquels Falconet, Pierre Vien, Doyen et Boullée. En 1756, Jean-Baptiste Pierre peint l'Assomption pour la coupole de la chapelle de la Vierge et Étienne Maurice Falconet peint dans l'arcade derrière l'autel de la Vierge une gloire sur le modèle de celle de Saint-Pierre de Rome et place en-dessous un groupe de l'Annonciation, aujourd?hui disparu. Il installe également, dans la chapelle du Calvaire, une rocaille avec un Christ en croix, également disparue. En 1758, Jean-Baptiste Marduel fait réaliser une chaire par Simon Challe, qui sera remaniée à deux reprises et dont il ne reste de l??uvre initiale que la partie supérieure, et un ensemble de peintures et de sculptures dans le transept. La chapelle du Calvaire est transformée en chapelle des Catéchismes en 1850, détruisant ainsi l'?uvre de Boullée. En 1879 la tour située sur le flanc droit est détruite.
[] Curés
- Jean-Baptiste Marduel, 1750-1770.
[] Personnalités inhumées dans l'Église
[] 17e siècle
- André Le Nôtre, 16 septembre 1700, chapelle Saint-André
- César de Vendôme, 25 octobre 1664
- François Anguier, 1669
- Pierre Corneille, 1684
- Michel Anguier, 1686
[] 18e siècle
- Catherine Plastrier, 1706
- Françoise Langlois, épouse d'André Le Nôtre, 1707
- Martin Lavernot, 1708
- Nicolas Ménager, 1714
- Comte Fortunat Rangoni, 1723
- Amiral Dugay-Trouin[1], 28 septembre 1736
- Marie-Anne de Bourbon, princesse douairière de Conti, 1739
- Claude François Bidal d'Asfeld, 17 mars 1743
- René Moreau de Maupertuis, officier de Marine, 1746
- Philippe-Claude de La Marche, 1750
- Marquise de Bréhan, 1750
- La Comtesse de Broglie-Revel, 1751
- Madame Lalive de Jully, 1752
- Charles-Jean-François Hénault, 1770
- Claude-Adrien Helvétius, 1771
- Alexis Piron, 1773
- Marie-Thérèse Rodet Geoffrin, 6 octobre 1777
- Charles Pandin de Rommefort, 17 juin 1783
- Denis Diderot, 1er août 1784, chapelle de la Vierge
- François Joseph Paul de Grasse, 6 janvier 1788, chapelle de la Vierge
- Gabriel Bonnot de Mably, 1785
- Paul Henri Thiry d'Holbach, 1789
- Charles-Michel de L'Épée, mort le 23 décembre 1789. Cette inhumation fut découverte en 1838.
[] 19e siècle
- Jean Honoré Fragonard, 1806
- Monseigneur Gabriel Courtoius, comte de Pressigny, 1823, chapelle de la Vierge
On peut encore y voir les cénotaphes de : Henri de Lorraine-Harcourt, Corneille, André Le Nôtre, Catherine de Rougé du Plessis-Bellière, Madame Geoffrin, Denis Diderot, etc.
[] Les grandes orgues, un chef-d'?uvre d'architecture
Orgues d'Aristide Cavaillé-Coll {1842):
- 4 claviers manuels et pédalier
- 53 jeux
- Traction mécanique des claviers et des jeux
- 2832 tuyaux
Un titulaire célèbre fut Claude-Bénigne Balbastre dont le jeu étincelant attirait de telles foules que l'archevêque de Paris dut lui interdire d'interpréter ses noëls variés à Saint-Roch pendant le temps de l'Avent.
La titulaire actuelle est Françoise Levechin.
L'association Les Heures Musicales de Saint-Roch donne régulièrement des concerts et favorise la création d'oeuvres contemporaines.
[] Voir aussi
[] Liens externes
- (fr) Fiche sur le site Structurae
- Description touristique de l'église
- Site de la paroisse Saint-Roch comprenant une présentation et un historique complet de l'église
- Pages sur l'église saint-Roch sur le blog "les égarements monumentaux"
- Les tombeaux de Saint-Roch
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Église Saint-Roch de Paris
Revue de presse %C3%89glise_Saint-Roch_de_Paris
