Édouard III d'Angleterre
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| Édouard III | ||
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| Dynastie | Plantagenêt | |
| Naissance | 13 novembre 1312 Château de Windsor |
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| Décès | 21 juin 1377 Palais de Sheen |
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| Titre | Roi d'Angleterre (25 janvier 1327 - 21 juin 1377) Duc d'Aquitaine (1325-1362) Seigneur d'Irlande (1327-1377) comte de Ponthieu (1360-1369) |
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| Couronnement | 1er février 1327 | |
| Prédécesseur | Edouard II d'Angleterre | |
| Successeur | Richard II d'Angleterre | |
| Conflits | Guerre de Cent ans | |
| Faits d'armes | Bataille de L'Espagnols sur Mer Bataille de l'Écluse Bataille de Crécy Siège de Calais |
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| Enfant de | Edouard II d'Angleterre et de Isabelle de France |
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| Conjoint | Philippe de Hainaut | |
| Enfants | Édouard de Woodstock (1330-1376) Isabelle (1332-1382) Jeanne (1335-1348) Guillaume (1337-1337) Lionel d'Anvers (1338-1368) Jean de Gand (1340-1399) Edmund de Langley (1341-1402) Blanche (1342-1342) Marie (1344-1362) Marguerite (1346-1361) Guillaume (1348-1348) Thomas de Woodstock (1355-1397) |
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Édouard III d'Angleterre (13 novembre 1312, château de Windsor ? 21 juin 1377, palais de Sheen, Surrey[1]), comte de Chester (1312), puis roi d'Angleterre à partir de 1327, duc d'Aquitaine, comte de Ponthieu, fut l'un des plus grands monarques de l'histoire britannique.
Édouard était le fils du roi Édouard II d'Angleterre, roi faible assassiné sur ordre de sa femme, Isabelle de France, et par l'amant de celle-ci, Lord Roger Mortimer de Wygmore. Quand le jeune Édouard a dix-huit ans, il prend sa place à la tête du gouvernement et punit les meurtriers de son père.
Sommaire |
[] Son règne
Le 25 janvier 1327, il est proclamé roi d'Angleterre après la déposition de son père par le Parlement. Le 2 février 1327, il est couronné en l'abbaye de Westminster à Londres par Walter Reynolds, archevêque de Canterbury. Demeuré sous la tutelle de sa mère et de l'amant de celle-ci, Roger Mortimer qui est devenu comte de la Marche du pays de Galles et "gardien d'Angleterre", il se rebelle en octobre 1330. Il fait alors arrêter ses deux tuteurs au château de Nottingham, emprisonne sa mère au château de Rising (Norfolk) et fait condamner par le Parlement, Roger Mortimer qui est exécuté par pendaison le 29 novembre 1330.
En 1336, il interdit l'exportation des laines anglaises vers la Flandre (possession de la couronne de France). Cette provocation économique de défi de l'Angleterre à la France va être l'une des principales causes profondes du déclenchement de la guerre de Cent Ans.
Prenant pour prétexte qu'il ne veut pas lui livrer Robert d'Artois, déclaré ennemi de la couronne de France, le roi de France, Philippe VI de Valois, lui confisque le duché d'Aquitaine le 24 mai 1337. En réaction, le 7 octobre 1337, Édouard III prend alors solennellement le titre de roi de France et conteste la légitimité de Philippe VI. Il déclare en outre, qu'en tant que petit-fils de Philippe IV le Bel par sa mère Isabelle, il fera tout pour récupérer le trône du France lequel avait été laissé sans héritier direct et était passé en 1328 à la branche des Valois. Pour faire valoir ses droits, il entre en conflit armé avec la France, c'est le commencement de la guerre de Cent Ans.
[] Victoires anglaises
Au début du conflit franco-anglais, en 1339, sa belle-mère Jeanne de Valois le reçoit à l'abbaye de Fontenelle et tente d'apaiser les esprits.
Le 24 juin 1340, il gagne sa première bataille navale dans le port de l'Écluse près de Bruges contre la flotte française (vingt mille Français y périssent). Le 26 août 1346, il gagne la bataille de Crécy au cours de laquelle l'organisation de son armée prend le dessus sur les charges de la chevalerie française, qui s'effondre sous une pluie de flèches décochées par les archers gallois abrités par une forêt de pieux.
Les résistants français du port de Calais se rendent aux troupes anglaises le 4 août 1347 après 11 mois de siège.
Il fonde en 1348 le « Très Noble Ordre de la Jarretière ».
Édouard est un génie tactique, et ses batailles contre les Français, dont les plus connues sont la bataille de Crécy et la bataille de Poitiers, lui valent une réputation de grand militaire. Par contre, il se révèle bien moins bon stratège que Charles V. En effet, Édouard procède par chevauchées, mais ne concrétise pas ses conquêtes par le contrôle de places fortes (à l'exception notable de Calais). Au contraire, cette guerre de pillage retourne le peuple contre lui. Alors qu'il détient le roi de France depuis la bataille de Poitiers et que la France est ravagée par la guerre civile (Jacqueries, Étienne Marcel, Charles le Mauvais) il impose le traité de Londres à Jean le Bon s'accaparant la moitié du territoire français et une rançon de 4 millions de livres.
[] Revers et tactique française de la terre déserte
Habilement, le jeune régent Charles (le futur Charles V) convoque les États généraux qui refusent d'avaliser le traité, mettant ainsi son père prisonnier à l'abri de représailles.
Le traité de Londres aurait définitivement discrédité les Valois et aurait probablement relancé la guerre civile et au profit d'Édouard. Mais, en convoquant les états généraux contre ce traité inacceptable, le régent rassemble le pays contre les Anglais.
Édouard III lance alors en 1359 une chevauchée qui doit le mener à Reims, la ville du sacre. Mais le régent lui oppose la stratégie de la terre déserte. Il fait se replier les habitants des campagnes dans les villes avec toutes leurs récoltes et refuse tout combat en terrain découvert. L'armée anglaise, harcelée, affamée, privée de montures (les chevaux sont morts faute de fourrage), est finalement décimée par un terrible orage de grêle. Simultanément, le port de Winchelsea est pillé par des marins normands (mars 1360) et ce pillage sème la panique en Angleterre. Édouard III réembarque piteusement, après avoir négocié la libération de Jean II contre l'équivalent de l'ancien duché d'Aquitaine (Guyenne, Saintonge, Limousin, Angoumois?) mais en renonçant à la couronne de France. Ceci sera ratifié par le traité de Brétigny le 8 mai 1360, puis par la paix de Calais le 24 octobre, la France accepte de payer la rançon de libération du roi à l'Angleterre, soit trois millions d'écus d'or.
Édouard III ne croit plus en la possibilité de monter sur le trône de France et, en 1361, il décrète que la langue anglaise sera la langue officielle en remplacement de la langue française en usage depuis 1066, pour consolider ses conquêtes. Cette décision trop précoce, augmente en Aquitaine la perception des Anglais comme des occupants des territoires conquis.
Le dauphin Charles fait traîner le versement de la rançon (suspendue à la mort de Jean le Bon en 1364) afin d'obliger Édouard III à respecter la trêve. Charles V, à présent Roi de France, prépare méthodiquement la reconquête, en s'alliant notamment avec Owen, prétendant à la principauté de Galles, Knud IV de Danemark et en renouant avec la Auld Alliance écossaise, il met de son côté des alliés ayant tous de bonnes raisons d'en découdre avec l'Angleterre. Charles use les forces du fils d'Edouard, le Prince Noir, en Castille où une guerre fratricide fait rage entre les deux prétendants, l'un anglophile et l'autre francophile, au trône de ce pays. En aidant Henri de Trastamare à monter sur le trône de Castille, Charles bénéficie d'un solide allié qui possède ce que la France n'a pas encore : une flotte redoutable.
Les deux rois de France précédents, Philippe VI de Valois et Jean le Bon s'étant illustrés par leur incompétence, Edouard III, qui ne connaît de Charles que les rumeurs sur sa santé fragile et sa faiblesse physique, méprise ouvertement le souverain infirme :
- Ce n'est qu'un avocat !
Il se mordra les doigts d'avoir à ce point sous-estimé le nouveau roi de France.
En 1369, reprise des hostilités : le traité de Brétigny est remis en cause par Charles V, le prétexte est la convocation du Prince Noir. Édouard III reprend le titre de roi de France le 3 juin, mais voit ses armées perdre du terrain devant le connétable de France Bertrand du Guesclin. Celui-ci, fidèle serviteur de Charles V qui ne peut (et ne veut) pas mener les armées en personne, refuse tout affrontement en terrain découvert et assiège les forteresses anglaises qui tombent une à une. Les Castillans, alliés de Charles V, infligent à la flotte anglaise une sévère défaite à la Rochelle, défaite qui fait perdre à Édouard III la maîtrise des mers en 1372. Les Anglais, privés de soutien logistique, sont terriblement affaiblis. Entre 1369 et l'année de sa mort, il perd peu à peu tous les territoires français acquis au traité de Brétigny ; son arrière-garde est battue à Pontvallain par les troupes de Bertrand du Guesclin, la ville de Limoges se rallie au roi Charles V, il perd entre 1371 et 1373 le Poitou et la Saintonge?
Edouard III, vieillissant et trop sûr de lui, a perdu toutes ses conquêtes en France face au sage Charles V, et laisse l'Angleterre à son petit-fils âgé de dix ans, Richard II.
Il est inhumé en la chapelle de Saint-Édouard dans l'abbaye de Westminster à Londres.
[] Descendance d'Édouard III
En la cathédrale d'York le 24 janvier 1328, il épouse Philippa de Hainaut (1314-1369) fille de Guillaume de Hainaut, comte de Hollande et de Zélande. Ils ont 12 enfants :
- Édouard de Woodstock, le Prince Noir (1330-1376), prince de Galles, qui épouse en 1361 Jeanne de Kent (1328-1385). Ils sont les parents de Richard II, successeur d'Edouard III,
- Isabelle (1332-1382),
- Jeanne (1335-1348),
- Guillaume (1337-1337),
- Lionel d'Anvers (1338-1368) duc de Clarence, qui épouse en 1352 Elisabeth de Burgh (1332-1363), puis se remarie avec Violante Visconti (?-1389) en 1363,
- Jean de Gand (1340-1399) duc de Lancastre. En 1359 il épouse Blanche de Lancastre (1345-1369). En 1371 il se remarie avec Constance de Castille (?-1394) fille de Pierre 1er roi de Castille. En 1396 il se remarie avec Catherine R?lt (1350-1403). Jean de Gand sera le père d'Henri IV roi d'Angleterre,
- Edmund de Langley (1341-1402) duc d'York. En 1372 il épouse Isabelle de Castille (1355-1393) fille de Pierre Ier roi de Castille. En 1393, il se remarie avec Jeanne de Homland (?-1434). Edmond de Langley est à l'origine de la Maison d'York,
- Blanche (1342-1342),
- Marie (1344-1362),
- Marguerite (1346-1361),
- Guillaume (1348-1348),
- Thomas de Woodstock (1355-1397) duc de Gloucester, qui, en 1374, épouse Eléonore de Bohun (?-1399),
Édouard, prince de Galles, meurt avant son père. L'héritier du royaume est donc un enfant, Richard II, ce qui est une situation difficile.
La guerre des Deux-Roses résulte d'une lutte entre les héritiers de deux fils cadets du roi Édouard : Jean de Gand et Edmund de Langley duc d'York.
Alice Perrers fut la maîtresse d'Édouard III d'Angleterre.
| Précédé par | Édouard III d'Angleterre | Suivi par |
| Édouard II | roi d'Angleterre seigneur d'Irlande prétendant au trône de France |
Richard II |
[] Voir aussi
[] Notes
- ? maintenant Richmond Upon Thames
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Édouard III d\'Angleterre

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