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L’école supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, ou ESPCI ParisTech, est une école d'ingénieurs fondée en 1882. Elle est située rue Vauquelin sur la Montagne Sainte-Geneviève dans le 5ème arrondissement de Paris. Elle forme chaque année une promotion de 72 élèves-ingénieurs (40% de femmes), après quatre années d'études post-classes préparatoires. Les débouchés de cette École sont principalement dans la R&D, mais aussi dans d'autres fonctions techniques (production, retraitement) et de management. Depuis 1997, l'école recrute par le même concours que l'École polytechnique1, mais avec des coefficients différents, donnant la primauté aux épreuves de physique et de chimie et réservé aux élèves de la filière PC des classes préparatoires. La formation dispensée en quatre ans est essentiellement scientifique généraliste. L'école possède un espace ouvert au public, visant à rapprocher la science des citoyens, l'« espace Pierre-Gilles-de-Gennes ». Le classement de Shanghai 2009, qui classe les établissements d'enseignement supérieur mondiaux, place l'ESPCI ParisTech en tête des écoles d'ingénieurs françaises, dans la même tranche (200-300) que l'École polytechnique. Elle y est classée dans la fourchette des 80-124 meilleures écoles et universités européennes et dans la fourchette 8-14 pour les meilleures écoles/universités françaises2. L'ESPCI ParisTech entretient des relations particulièrement étroites avec l'industrie à travers les nombreux contrats de recherche entre les laboratoires de l’école et les laboratoires industriels. De plus, deux chaires ont été signées avec Michelin3 et Saint-Gobain4. Enfin, chaque promotion est parrainée par une entreprise (Schlumberger, Cogema, Rhodia, L'Oréal, Thales, Arkema, Saint-Gobain, Michelin, Total). L'ESPCI ParisTech est membre fondateur de ParisTech (lui-même membre d'IDEA League) et de la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche. Elle est également membre de la Fédération Gay-Lussac et est engagée dans les pôles de compétitivité Medicen5, Advancity 6 et System@tic7. L'ESPCI ParisTech est parfois confondue à tort avec l'École supérieure de conception et de production industrielles (ESCPI), et, plus rarement, avec l'École des praticiens du commerce international (EPSCI). Histoire
Pierre Curie, professeur de l'École (1882-1906)
Frédéric Joliot, ingénieur de la 39°
Article détaillé : Histoire de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris.
L'école a été fondée en 18828, sous l'égide de la ville de Paris, pour former des ingénieurs physiciens et chimistes. L'histoire de l'école est marquée par les découvertes de ses sept prix Nobel : Pierre Curie9 (1903, La bibliothèque conserve les fonds du centre de ressources historiques constitués à partir de documents anciens et de photographies en rapport avec l'histoire de l'école14. Directeurs de l'école
Paul Langevin, ingénieur et directeur de l'école (1925-1946)
Fernand Holweck, ingénieur de la 26°
Pierre Gilles de Gennes, directeur de l'école (1976-2003)
En dehors de Charles Lauth, tous les directeurs de l'école ont été élus à l'Académie des sciences. Directeurs des études
Directeurs scientifiques
Gouvernance de l'ESPCI ParisTechDirection exécutive
Conseil d'administrationEn plus des membres de la direction exécutive, le conseil d'administration15 est composé d'élus de la ville de Paris désignés par le conseil de Paris sur proposition du maire et de représentants des organismes de recherche partenaires. Président : Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l'innovation, de la recherche et des universités16
Conseil scientifique internationalL'ESPCI ParisTech s'est dotée en 2007 d'un conseil scientifique international19 composé des directeurs scientifiques de trois grands groupes industriels et de sept personnalités académiques. Le conseil scientifique international se réunit une fois par an. Il présente devant le conseil d'administration un rapport écrit portant analyse de l'activité d'enseignement et de recherche et propose ses orientations. Présidente : Prof. Dame Julia S. Higgins20, professeur de science des polymères de l'Imperial College London, vice-présidente de la Royal Society
EnseignementLa formation28 est dispensée en quatre ans. Les deux premières années, les matières enseignées sont la physique (optique, électromagnétisme, ondes et acoustique, physique quantique, théorique et statistique, mécanique des fluides et des solides, etc.) et la chimie (chimie analytique, chimie organique et inorganique, matière molle, chimie des polymères etc.) ainsi que la biologie (neurobiologie et physiologie). En troisième année, les étudiants choisissent une matière dominante : physique, physico-chimie ou chimie. La quatrième année est une année d'application permettant d'effectuer un master ou un mastère en France et à l'étranger (Imperial College, ETH Zurich, MIT, Université de Cambridge) ou de compléter sa formation dans une école partenaire (HEC, IEP Paris, Mines ParisTech, IFP school, Supoptique) ou à la faculté de médecine. L'école a développé un partenariat de recherche29 et d'échange d"étudiants avec l'Université Doshisha de Kyoto au Japon et l'université de Pékin et l'université Tsinghua en Chine. PluridisciplinaritéL'école a une tradition d'enseignement généraliste scientifique en physique et en chimie. Depuis 1995, les élèves bénéficient également d'une formation de base en biologie. PédagogieL'école accorde une grande importance au travail expérimental. Les élèves passent environ la moitié de leur scolarité dans les laboratoires de l'école. Les élèves ont également plusieurs heures de préceptorat par semaine tout au long de leur scolarité. Le préceptorat, inspiré du tutorat anglais, est un travail de réflexion et d'approfondissement par groupe de 4 élèves avec un chercheur de l'école en complément des cours magistraux. StagesLes élèves effectuent un stage industriel de six mois en début de troisième année et un stage de trois mois dans un laboratoire de recherche de l'école. ProfesseursProfesseurs de l'ESPCI ParisTech et professeurs associés
Autres chercheurs de l'ESPCI ParisTech
Chaires annuelles de rechercheLes chaires Joliot-Curie, Paris Sciences ou les chaires industrielles financées par Saint-Gobain et Michelin permettent à des chercheurs renommés de travailler dans des laboratoires de l'Ecole durant une année. Georges Charpak (en 1984) et Samuel Stupp (en 1997) sont ainsi titulaires de la chaire Joliot Curie, Thomas Witten (en 1999) de la chaire Paris Sciences. RechercheL'école héberge de nombreux laboratoires62 regroupés en unité mixte de recherche63. Les scientifiques de l’ESPCI ParisTech déposent en moyenne un brevet par semaine et publient un article par jour dans les meilleures revues scientifiques à comité de lecture. Électricité généraleHistoireDe 1882 jusqu'à sa mort en 1906, Pierre Curie étudie les propriétés piézoélectrique puis les propriétés magnétiques des corps dans le laboratoire de physique de l'école. Il postule la loi de Curie qui est expliquée par son élève Paul Langevin grâce à la thermodynamique statistique. Paul Langevin succède à Pierre Curie en 1905 et dirige le laboratoire jusqu'en 1925. Cette période du laboratoire est marquée par l'étude des techniques ultrasonore. Pendant la première guerre mondiale, Paul Langevin dépose des brevets sur le sonar qui trouvera des applications pour la détection sous-marine, le contrôle non destructif et plus tardivement en imagerie médicale. Lorsque Paul Langevin prend la direction de l'école en 1925, Jean Saphores lui succède à la tête du laboratoire. René Lucas et Pierre Biquard découvre la diffraction de la lumière par les ondes ultrasonores en 1932. Le laboratoire collabore avec Frédéric Joliot-Curie à l'Institut du Radium permettant la découverte de la radioactivité artificielle. Pierre Biquard dirige le laboratoire dans les années 1960 tandis que Georges Goudet assure l'enseignement. Laboratoire d'électricité généraleLes recherches actuels du Laboratoire d'électricité générale64 concernent l'électromagnétisme avec le développement des télécommunications sans fil et cellulaire, des réseaux et du radar, la physique des isolants, particulièrement des électrets, et l'instrumentation médicale et biomédicale. Sous la direction de Jacques Lewiner depuis 1970, le laboratoire mène une politique active de valorisation, par de nombreux dépôts de brevets et accords industriels. Le prix nobel de physique Georges Charpak est professeur associé au laboratoire depuis 1980. Physique générale et théoriqueHistoireLe laboratoire est le lieu de découvertes majeures de la recherche française. Pierre Curie effectue l'étude des propriétés de symétrie en physique et énonce le principe de Curie en 1894. En 1898, Pierre et Marie Curie découvre la radioactivité naturelle et parviennent à isoler le polonium puis le bismuth. En 1899, André-Louis Debierne découvre l'actinium dans le laboratoire. Paul Langevin qui succède à Pierre Curie en 1905 comprend la loi de Curie grâce à la physique statistique et diffuse les théories d'Albert Einstein en France dès leur parution grâce au paradoxe des jumeaux. Pierre-Gilles de Gennes, directeur du laboratoire puis de l'école, travaille sur les phénomènes d'ordre et développe les concepts expliquant le comportement de la matière molle et des cristaux liquides. Plus récemment le laboratoire s'intéresse aux propriétés des supraconducteurs sous la direction de Julien Bok. Laboratoire Photons et matièresJérôme Lesueur est directeur du Laboratoire Photons et matières (LPM)65 depuis 2007. Sous sa direction, le laboratoire étudie la physique nanométrique, notamment l'effet Josephson et développe l'application des quantum dots à la biologie. Le laboratoire étudie également le comportement des matériaux dans lesquels se manifestent de fortes interactions électroniques. Chimie organiqueHistoireEn 1882, le laboratoire est dirigé par Charles Lauth tandis que l'enseignement est assuré par Paul Schützenberger auquel succède Léon Schützenberger en 1891. Le laboratoire développe la chimie des colorants et étudie la synthèse des aldéhydes aromatiques. Sous la direction d'Albin Haller à partir de 1905, le laboratoire travaille sur les dérivés du camphre et comprend les mécanisme de trans-estérification. En 1927, Charles Dufraisse prend la direction du laboratoire. Il découvre l'auto-oxydation et le fonctionnement des antianxiogénes en collaboration avec Charles Moureu. Jean Rigaudy lui succède en 1956 et développe les réactions photochimiques permettant d’obtenir l’oxygène excité à l’état singulet. Laboratoire de chimie organiqueDepuis 1990, le laboratoire de chimie organique (LCO)66 (ESPCI ParisTech/UMR 7084) est dirigé par Janine Cossy et travaille sur la synthèse stéréosélective et énantiosélective de produits biologiquement actifs, sur les réactions d'oxydation, les réactions catalysées par les métaux et la conception de complexes pour la chimie supramoléculaire. Le laboratoire collabore avec de nombreuses entreprises pharmaceutiques comme Rhodia, Novartis, Eli Lilly, Boehringer ou les laboratoires Abbott et a créé deux startup Acanthe Biotech et CDP Innovation67. Optique, acoustique, ondes et imagerieHistoireCharles Féry est nommé professeur d'optique en 1902. Sous sa direction le laboratoire développe son expertise en instrumentation et conception d'instruments scientifiques. René Lucas lui succède en 1930 et travaille sur la diffusion Brillouin et les propriétés anisotropes de la matière. Sous la direction de Jacques Badoz de 1965 à 1980, le laboratoire étudie l'effet Faraday, l'effet Cotton-Mouton et le dichroïsme circulaire magnétique. Le laboratoire d'optique physique (LOP) est dirigé par Claude Boccara depuis le début des années 1980. Sous sa direction, il développe la détection des ondes gravitationnelles par des méthodes optiques (projet d'interféromètre VIRGO) et l'imagerie optique des tissus biologiques. Institut Langevin "Ondes et Images"L'Institut Langevin "Ondes et Images"68 (ESPCI ParisTech/UMR 7587/Paris VI/Paris VII) est né en 2009 de la fusion du Laboratoire ondes et acoustique69 et du Laboratoire d'optique physique. Il est dirigé par Mathias Fink. Les recherches menées s’étendent des concepts fondamentaux aux applications, de l’imagerie multi‐ondes (acousto‐optique, photo‐acoustique, élastographie par ultrasons ou IRM) aux techniques originales de focalisation (retournement temporel, filtre inverse, contrôle de front d’ondes), en passant par la création d’entreprises mettant en œuvre ces nouvelles technologies dans les domaines du biomédical, des télécommunications et de la domotique. Chimie inorganique et matériaux polymèresHistoireL'enseignement est d'abord assuré par Paul Schützenberger (1882-1896) qui étudie certains biopolymères comme l'acétate de cellulose. Hippolyte Copaux (1925-1939), Georges Champetier (1939-1975) puis Lucien Monnerie (1975-1984) lui succède. Georges Champetier a joué un rôle capital pour le développement des recherches en chimie macromoléculaire. Il s'intéresse à la structure de la kératine et à la synthèse des polyamides synthétiques. Laboratoire Matière molle et chimieLe laboratoire Matière molle et chimie (MMC)70 (ESPCI ParisTech/UMR 7167) est dirigé par Ludwik Leibler depuis 1984. Le laboratoire développe des matériaux nanostructurés possédant des propriétés originales en utilisant principalement des systèmes autoassemblés à base de copolymères à blocs ou greffés, des polymères semi-cristallins, ou encore des systèmes hybrides polymères/argile ou nanotubes de carbone. La laboratoire étudie la chimie supramoléculaire et développe des nouvelles applications comme l'élastique auto-cicatrisant71. Enfin le laboratoire développe des polymères capables de changer de conformation ou de phase lorsqu'on applique un stimulus comme une variation de température, de pH ou du champ électrique. Le laboratoire a ainsi développé des systèmes stimulés par l'abaissement de température destinés à l’industrie photographique. Chimie analytiqueHistoireLe chimiste capverdien Roberto Duarte Silva (1882-1888) puis Maurice Hanriot (1888-1925) sont les premiers professeurs de chimie analytique de l'école. Victor Auger enseigne de 1925 à 1934 et met au point des méthodes de dosage des sulfates, de l'ammoniac et du cobalt. L'académicien des sciences Georges Urbain lui succède. De 1945 à 1978, Gaston Charlot assure l'enseignement et développe les techniques d'électrolyse, de colorimétrie et d'oxydoréduction. Robert Rosset (1978-2005) puis Marie-Claire Hennion (depuis 2006) sont responsables de l'enseignement et dirigent le laboratoire. Laboratoire de chimie analytiqueLe Laboratoire de chimie analytique (LECA) 72, dirigé par Marie-Claire Hennion, développe les techniques de chromatographie en phase gazeuse, liquide, haute performance ou en phase supercritique.Le laboratoire s'intéresse aux applications de l'électrochimie, à la chimiométrie et à l'analyse de l'eau pour des applications environnementales. Mécanique des fluides et des solidesHistoireLe Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes (PMMH)73 est créé en 1978 par Étienne Guyon pour étudier les phénomènes liés à la mécanique des fluides et des solides. Le laboratoire est dirigé successivement par Étienne Guyon, Jean-Pierre Hulin , Hans Jurgen Herrmann et José Eduardo Wesfreid tandis que l'enseignement est assuré par Pierre Bergé, Jean-Pierre Hulin puis Jean-Claude Charmet et Marc Fermigier. Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènesLe laboratoire (ESPCI ParisTech/UMR 7636/Paris VI/Paris VII) est composé de nombreuses équipes qui étudie les propriétés des fluides miscibles, des instabilités, de la turbulence, de la capillarité, du mouillage ou de phénomènes de mécanique du solide. L'équipe de Bruno Andreotti étudie ainsi la croissance74 et le chant des dunes tandis que José Bico design des origamis capillaires75, David Quéré comprend l'effet lotus, Jorge Kurchan généralise le théorème de fluctuation-dissipation, Benoit Roman explique le déchirement du papier adhésif76 et Bernard Cabane le comportement de la filtration77. Électronique et automatiqueHistoirePaul Boucherot, qui assure l'enseignement de l'électronique au début du XXème siècle, conçoit le moteur asynchrone et formalise la méthode de Boucherot. L'inventeur du Huff-Duff, Maurice Deloraine lui succède. Laboratoire SIGMADirigé par Gérard Dreyfus, le laboratoire SIGMA (SIGnaux, Modèles, Apprentissage statistique) 78 développe des modèles non linéaires par apprentissage et étudie les réseaux de neurones artificiel. Ces modèles sont appliqués dans de nombreux domaines notamment pour la découverte de nouveaux médicaments, pour le diagnostique des signaux d'électro-cardiogramme ou pour la conception de nouveaux capteurs. Le laboratoire cherche également à modéliser le système nerveux afin de comprendre ses mécanismes de fonctionnement. Spectrométrie de masse biologique et protéomiqueLe laboratoire de spectrométrie de masse biologique et protéomique (SMBP/USR3149[1])79 est dirigé par Joëlle Vinh. Il développe les analyses en spectrométrie de masse biologique dans le cadre de la protéomique. Elle travaille sur la détection directe des polypeptides impliqués dans la signalisation neuronale et développe les méthodologies pour l’étude du protéome de la cellule unique. Mathématiques et théorieHistoireL'école encourage la collaboration entre mathématiciens et physiciens. À l'origine, l'enseignement des mathématiques est une chaire sans laboratoire associé. Le dialogue entre Paul Langevin et Élie Cartan, qui enseigne la géométrie et la mécanique rationnelle à l'école de 1920 à 1940, permet l'éclosion de la géométrie de Riemann-Cartan et la notion de groupe algébrique. Henri Lebesgue enseigne à l'école de 1927 à 1937 alors qu'il développe ses travaux sur les coniques. En 1945, l'enseignement est confié à Henri Cartan et plus récemment à Nino Boccara puis Élie Raphaël. GulliverL'unité Gulliver (ESPCI ParisTech/UMR 7083) dirigé par Élie Raphaël regroupe les laboratoires de physico-chimie théorique, de nanobiophysique et de microfluidique. Laboratoire de physico-chimie théoriqueLe Laboratoire de physico-chimie théorique (PCT)80 s'intéresse à l'étude théorique de la biophysique, de l'hydrodynamique et de la matière molle à l'écoute des expérimentateurs. Sous la direction de Jacques Prost, le laboratoire développe les aspects théoriques de la matière molle initiés par Pierre-Gilles de Gennes puis propose les premiers modèles de moteurs moléculaires. Armand Ajdari, qui lui succède en 1997, étudie les nouveaux aspects théoriques posés par la microfluidique et la rhéologie des fluides complexes. Le laboratoire est actuellement dirigé par Antony Maggs. Laboratoire de microfluidique, MEMS et nanostructuresCréé en 2001 par Patrick Tabeling, le laboratoire de microfluidique, MEMS et nanostructures (MMN)81 étudie les questions fondamentales posés par la microfluidique comme la dynamique des interfaces, la mécanique des fluides complexes, et les conditions de glissement à la paroi. Il développe également des applications de la microfluidique en collaboration avec des industriels et les laboratoires de biologie et de chimie de l'École. Laboratoire de nanobiophysiqueLe laboratoire de nanobiophysique (NBP)82 est dirigé par Ulrich Bockelmann. Il étudie les systèmes biologiques à l'échelle du nanomètre. L'équipe travaille sur la physique de l'ADN et de l'ARN, sur les nanopores et sur le mécanisme d'éjection de l'ADN par les phages. BiologieCréé par Jean Rossier en 1995 à la demande de Pierre-Gilles de Gennes, le laboratoire de biologie83 est dirigé par Serge Birman. Le laboratoire regroupe des neurobiologistes et des physiciens intéressés par le fonctionnement du cerveau et les mécanismes de la plasticité neuronale. Il est composé des équipes :
Science des matériauxHistoireCharles Lauth enseigne les sciences des matériaux de 1882 à 1904 et développe des nouvelles céramiques en collaboration avec le laboratoire de la Manufacture nationale de Sèvres qu'il dirige. Plus récemment l'enseignement est assuré par Philippe Boch (1989-1999) qui développe de nouvelles céramiques puis par Henri Van Damme. La science des matériaux est particulièrement étudiée par deux laboratoires de l'école. Laboratoire physico-chimie des polymères et des milieux dispersésLe laboratoire physico-chimie des polymères et des milieux dispersés (PPMD)84 étudie la physico-chimie des interfaces, les propriétés des polymères et de la matière molle et les assemblages hybrides à l'échelle du nanomètre. Les chaires industrielles établies avec Saint-Gobain et Michelin ont renforcé les relations étroites du laboratoire avec les deux compagnies. Le laboratoire est dirigé par Christian Frétigny et François Lequeux. Laboratoire colloïdes et matériaux divisésLe laboratoire colloïdes et matériaux divisés (LCMD)85 est dirigé par Jérôme Bibette. Il étudie les propriétés des colloïdes (colloïdes magnétiques et biomimétiques), des émulsions, de la croissance des tissus et développe la microfluidique digitale. Parallèlement le laboratoire développe de nouvelles applications comme le micronageur artificiel86 ou les techniques d'encapsulation de principes actifs87 et met au point des tests biologiques sensibles et peu couteux88. Ces recherches sont à l'origine de nombreux développements industriels dans le domaine de la santé, de la cosmétique et du diagnostic médical. Ingénieurs ESPCI de renomArticles détaillés : Ingénieurs ESPCI de renom et Catégorie:Ancien élève de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris .
L'ESPCI ParisTech, ParisTech & IDEA LeagueLiens avec ParisTechArticle connexe : ParisTech.
L'ESPCI a participé à l'émergence du concept « ParisTech »89 dès 1991, en particulier à travers l'action pionnière de son directeur scientifique de l'époque, Jacques Lewiner. L'ESPCI a d'abord été membre de l'association ParisTech, puis membre fondateur du pôle de recherche et d'enseignement supérieur (Pres) ParisTech depuis la création de ce dernier en mars 2007. Le 21 février 2008, elle a modifié son propre nom de marque pour adopter « ESPCI ParisTech », ainsi que son logo. L'ESPCI ParisTech est la seule école du Pres qui accorde à ParisTech (en la personne de son président ou de son représentant) un siège avec voix délibérative à son conseil d'administration. Liens avec les autres écoles de ParisTechArticle connexe : ParisTech.
L'ESPCI ParisTech entretient des liens étroits et multiples avec les autres écoles de ParisTech, notamment :
Liens avec IDEA LeagueArticle connexe : IDEA League.
L'Espace des sciences Pierre-Gilles-de-GennesImaginé en 1994 par Pierre-Gilles de Gennes, l'Espace des sciences, rebaptisé Espace des sciences Pierre-Gilles-de-Gennes91 en juin 2007, est une passerelle entre la cité et le monde scientifique92. Il rapproche le grand public du laboratoire en organisant des expositions temporaires d'histoire des sciences, une exposition permanente sur les coulisses des laboratoires de l'école, des conférences expérimentales (un lundi soir par mois) et des ateliers jeune public. Il contribue à la rénovation de l'enseignement des sciences au primaire et au collège en valorisant le sens de l’observation et du raisonnement chez les élèves avec les ateliers de La main à la pâte soutenu par Georges Charpak ou du Lycée expérimental initié par l'institut d'études politiques de Paris et en formant des enseignants à la démarche scientifique. L'espace Pierre-Gilles-de-Gennes bénéficie du soutien de partenaires institutionnels comme le Palais de la découverte et l'Académie des sciences et industriels comme Schlumberger et L'Oréal. Publications des cours de l'écoleLa plupart des cours des professeurs de l'ESPCI ParisTech est publiée. Les professeurs et chercheurs participent également à des publications pour le grand public. Cours de l'école dans la collection « Échelles » des éditions BelinL'école est proche de la collection "Echelles"93 des éditions Belin, parrainée par Pierre-Gilles de Gennes et dirigée par Michel Lagües, professeur à l'ESPCI ParisTech. Cette collection présente de façon simple des questions réputées complexes et s'adresse aux étudiants de second et troisième cycles, comme au chercheur ou à l'ingénieur.
Cours de l'école dans d'autres collections
Publications scientifiques pour le grand public
Vie de l'écoleVie associativeLe BDE94 gére les différentes activités organisées par les clubs. Certains sont à vocations sociales (alphabétisation dans des foyers, la main à la pâte) et humanitaires (Aide Badakhshan Solidarité95, PC Coup d'Pouce). D'autres culturelles (club culture, cinéma, production théâtrale) ou récréatives (œnologie, club bd). Les élèves organisent le Forum Horizon Chimie96 avec les principales industries du secteurs de l'énergie et de la chimie ainsi que le gala de l'Ecole. SportsL'ESPCI ParisTech est réputé pour son club de rugby d'ingénieurs (Paris Olympique Rugby Club (PorC)97) évoluant en championnat de France Entreprise qui encadre le club masculin et féminin des élèves de l'école. L'ESPCI ParisTech participe au Challenge centrale Lyon, au Challenge de l'IDEA League et au Tournoi Inter-Chimie que l'école organise avec l'école nationale supérieure de chimie de Paris en 2010 98. Junior-EntrepriseFondée en 1979, Physique-Chimie Avenir (PCA)99 est la Junior-Entreprise de l'ESPCI ParisTech. Entièrement administrée par les élèves de l'école, elle propose ses services pour la réalisation de travaux de recherche dans de nombreux domaines scientifiques et technologiques grâce à l'enseignement transdisciplinaire de l'École. Les domaines de compétence des élèves sont vastes en chimie, physique, biologie et programmation. PCA travaille régulièrement avec Air liquide, EDF, Philips, Shell ou Sony. Conférences scientifiquesL'école invite des scientifiques reconnus (Jean Dalibard, Axel Kahn, Albert Fert, Jean Weissenbach ou Yvon Le Maho) pour des conférences destinées en priorités aux élèves ingénieurs lors des Chantiers du savoir 100. Elle organise également des journées scientifiques où elle présente la recherche de ses laboratoires. Références
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