Moyen Orient: Comment pouvons-nous rester plantés là et laisser le massacre se poursuivreComment pouvons-nous rester plantés là et laisser le massacre se poursuivre ? par Robert Fisk (The Independent)
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"Mehdi Hachem, sept ans - Cana", avait été écrit au feutre sur le sac-plastique dans lequel reposait le corps de ce petit garçon ; "Hussein al-Mohamed, 12 ans - Cana", "Abbas al-Chalhoub, un an - Cana". Lorsque le soldat libanais souleva le petit corps d’Abbas, la tête de celui-ci retomba sur son épaule, comme ce bambin aurait pu le faire, samedi, sur l’épaule de son père. Ce sont en tout 56 cadavres, dont ceux de 34 enfants, qui furent emmenés vers l’hôpital gouvernemental de Tyr et d’autres cabinets médicaux. Lorsque les sacs-plastique vinrent à manquer, les petits cadavres, les cheveux couverts de poussière et, pour plupart, avec du sang s’écoulant de leurs nez, furent enroulés dans des tapis. (...) date:2006-08-04 --- 259 |